La maladie dite la mouche de la tomate a fait son apparition ces derniers jours à Aftis, 7 km à l’ouest de Boudjellil, selon une source agricole. C’est la ferme Rabia qui est touchée par cette « mineuse de la tomate » comme on l’appelle dans le jargon agricole. Selon notre source, des tomates cultivées sous serre sont infestées.
Aussitôt le diagnostic posé confirmant la présence d’un diptère qui pique les tomates pour y pondre ses œufs, ce qui occasionne d’énormes dégâts aux fruits en pleine maturité ; l’exploitant a traité les cultures touchées moyennant un traitement d’attaque à base de produits phytosanitaires à action fongicide.
On ignore encore si le traitement utilisé va permettre de sauver les récoltes. La maladie connue pour être capable de décimer les récoltes de tomates provient du Maroc, précise notre source. On ne sait pas pourquoi elle a fait incursion dans la région mais il semble que la négligence de mesures prophylactiques de prévention y a contribué. Par exemple, on aurait dû en février-mars avoir recours à la fameuse stratégie de piégeage pour ne pas permettre la fécondation et la reproduction de l’insecte qui en est responsable. Sur le marché de gros, ce n’est pas la pénurie mais une certaine fébrilité semble toucher le marché de la tomate. Pour preuve, au marché de gros d’Akbou, elle a atteint des seuils légendaires hier où elle a atteint les 70 DA.
Au détail, la tomate qui est un produit à large consommation peut probablement ne pas faire partie – en ce moment, à cause de sa cherté,- de la gastronomie des bourses moyennes. Selon l’avis d’un père de famille, les besoins en tomates par semaine en dehors de toute période de flambée sont de 5 ou 6 kilos.
Elle reste largement utilisée dans les macédoines, les sauces et dans le plat populaire qui s’appelle « Lahmis » (un mélange de piment, de poivron et de tomates).
Z. Z.
