Allègement des programmes des cycles primaire et secondaire

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Six ans après la mise en place de la réforme du système éducatif et après l’allégement conçu l’année passé, les parents d’élèves se plaignent toujours de la surcharge des programmes du cycle primaire. Le cycle secondaire n’est pas aussi épargné par la surcharge qui a accusé un retard dans une unité (interférence et vibration) en matière de physique, au niveau de sept wilayas. Une situation qui a été résolue par l’allégement des programmes d’enseignement dans les deux cycles, à savoir les cycles primaire et secondaire. La tutelle procédera à la révision de 98 programmes du cycle secondaire. C’est ce qui ressort de séminaire national sur l’allégement des programmes d’enseignement tenu hier à l’Institut de formation et perfectionnement des maîtres, à Alger. Des mesures ont été annoncées par le département de Benbouzid pour mettre fin à cette situation. Il s’agit notamment de l’allégement des programmes scolaires de la première année primaire à la troisième année secondaire. Pour remédier à cette situation le ministère de l’Education nationale procédera également au renforcement de la formation des enseignants, à l’adaptation du nombre d’activités d’apprentissage au volume horaire de la discipline. Tout en rappelant qu’il y a 32 semaines de cours dans l’année, le ministre de tutelle a donné ses instructions à l’inspecteur général à ce que ces 32 semaines soient réparties de façon à ce que les examens soient programmés à la fin de l’année (fin du mois de mai). Il a également demandé aux cadres présents à cette rencontre de choisir la date de la période du repos, tout en leur proposant des vacances de 15 jours après chaque deux mois de cours. Les vacances, selon lui, doivent être programmés en adéquation avec le volume horaire. Il a à ce sujet précisé que « la psychopédagogie dit qu’après deux mois de cours, il faut qu’il y ait un petit repos de 10 à 15 jours ». Une opération qui consiste à garantir une cohérence verticale harmonieuse des contenus des programmes dans le cycle primaire en évitant les répétitions ou les écarts importants dans la progression conceptuelle. Le directeur de l’enseignement fondamental, Brahim Abassi, a évoqué aussi la mise en adéquation des contenus notionnels des programmes avec le volume horaire annuel imparti à cette discipline, et la nécessité d’assurer des articulations entre les trois cycles primaires, moyen et secondaire. Il y a lieu également de mettre l’accent sur les connaissances structurantes de la discipline et élaguer ainsi toutes les notions et les informations superflues ainsi que les chapitres qui ne constituent pas du pré-requis indispensable à la progression conceptuelle logique. Pour ce qui est de tamazight qui est une langue nationale, le ministre a affirmé que tous les moyens (formation des enseignants et ouverture des postes budgétaire) seront conçus pour développer cette langue. « Il viendra le moment où il sera enseigné dans toutes les wilayas », a souligné le premier responsable de l’Education nationale. « Des postes budgétaires sont disponibles pour ceux qui veulent enseigner la tamazight, à condition qu’ils soient diplômés en cette langue ». Par ailleurs, le ministre a demandé aux directeurs d’écoles de veiller à la mise en place de casiers au niveau de toutes les écoles. Outre cela, les tableaux blancs, selon lui, devront prendre le relais du moment où la craie sera banni.

Lemya Ouchenir

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