Le sport, ce parent pauvre

S’il y a bien une commune où le sport est peu ou pas du tout développé, c’est bien la localité d’Aït Oumalou. Cette commune enregistre le déficit le plus lourd en matière de prise en charge et de développement du sport à l’échelle locale. Il est important de préciser, à cet égard, que la commune n’est jusque-là pas encore doté d’un stade communal digne de ce nom, ni d’une équipe de football ou autre. Excepté le stade communal dénommé Ferhat-Oumalou du village Tablabalt, pour ne pas dire une aire de jeu, situé à trois kilomètres environ du chef-lieu par le CW1, qui ne peut répondre aux souhaits des jeunes amateurs à cause de son éloignement. Ce stade a été érigé dans les années 60, grâce au journaliste dont il porte le nom aujourd’hui, et ne comporte aucune norme proprement dite en la matière en dépit des travaux d’aménagement effectués dans les années 90. Quant aux autres disciplines, handball, volley-ball, elles relèvent de l’imaginaire. Rappelons dans le même contexte qu’une salle culturelle et sportive au village, Afernakou, qui devait être opérationnelle il y a quelques années, a vu malheureusement ses travaux abandonnés pour des raisons budgétaires. Si les autorités wilayales ont failli parce qu’elles n’ont pas su valoriser le sport à l’échelle des communes en allouant des crédits et des budgets suffisants aux fins de développer les différents sports, les élus locaux auxquels est dévolue cette noble mission ont, eux également, leur part de responsabilité, même si par ailleurs nous dit-on, des efforts sont déployés par l’actuelle équipe pour la promotion du patrimoine sportif et culturel au niveau communal. Selon le 2e vice-président, une enveloppe de plus d’un milliard de centimes est attendue de la part de la wilaya pour relancer les travaux de construction de la salle abandonnée par les élus précédents. « Il est impératif à ce que nous remédions à la promotion sportive et culturelle au niveau local pour nos jeunes qui, à ne pas en douter ne doivent plus subir la précarité d’antan et à laquelle ils sont confrontés aujourd’hui », nous a-t-il confié. Cet élu, certes, n’a pas eu tort car il est admis que le développement et la prise en charge du sport à l’échelle de la commune ne sont pas des choses aisées. De gros moyens doivent être mobilisés, ce qui explique de prime abord la priorité des compétences qui ne demandent qu’à s’exprimer, notamment dans ce domaine qui peut réellement décoller. La contribution de toutes les valeurs sportives ne fera que sortir le sport du marasme dans cette localité.

S. K. S.