Le tunnel de Oued Djemaâ sera rénové

Des travaux de rénovation et de confortement du tunnel de Oued Djemaâ, relevant de la localité d’Ath Lazziz à quelque 10 km au nord de la ville de Bouira, seront entamés dans les prochains jours, a-t-on appris auprès du directeur des travaux de la SNTF. En effet, le responsable nous a confirmés que les études sont presque achevées et sont à 90 %. Il y a lieu de noter, que ce tunnel réalisé déjà en 1890 sur un rayon de 944 métres, reste le plus grand tunnel de la voie ferrée en Algérie et constitue le principal passage reliant l’est à l’ouest. Cependant, et vu l’état de dégradation de ce passage, les responsables de la SNTF ont pris les mesures nécessaires pour le conforter. A cet effet, un groupement constitué d’une entreprise allemande Dywidag international GMBH et l’hydro technique SPA prendront en charge les travaux de ce projet. Selon le directeur des travaux, des opérations seront effectuées pour la réalisation d’un gabarit important, puisque beaucoup d’endroits sont en état critique. Il faut préciser, que ces opérations vont permettre de rénover le tunnel. En outre, le tunnel concerné reste le principal passage de la ligne Alger-Constantine, celle-ci est une ligne névralgique sur le réseau ferroviaire dont le transport des produits de l’usine d’El Hadjar de la ville d’Annaba et les carburants, céréales et la cimenterie de Ain El Kebira de Sétif. C’est pour toutes ces raisons, que les autorités concernes ont opté d’une manière définitive à résoudre le problème. Par ailleurs, et selon toujours notre interlocuteur, la durée des travaux est fixé à 18 mois. D’autre part, l’activité économique sera relancée dans la wilaya de Bouira et cela par la vente des matériaux de construction d’un côté, et la création d’autres postes d’emploi d’un autre côté. A ce titre, beaucoup de jeunes seront recrutés au sein de cet organisme. Il est à rappeler que plus de 200 dossiers ont été déposés au siège de l’APC d’Ath Lazziz. Enfin le lancement du projet permettra au moins d’absorber un taux de chômage qui — pour rappel dépasse les 50 %, selon les statistiques de ces deux dernières années.

Amar Fedjkhi