Les prix des fruits et légumes reprennent et de plus belle leur envolée. Ce que les plus avertis ne comprennent pas, c’est ce qu’on appelle être à la merci des vents et marées. Sur les différents étalages de Souk El Tenine, de Souk El Khemis et même sur ceux de Mechtras, les prix affichés sont à peu près les mêmes, c’est d’ailleurs la seule entente constatée. Les citoyens que nous avons rencontrés ne s’expliquent pas cette flambée soudaine et s’attendent au pire et ils n’ont pas tort, avec l’arrivée des émigrés, l’entame des fêtes et surtout le ramadhan qui pointe à l’horizon ; quand ont connait la gourmandise des vendeurs et des spéculateurs qui ne reculent devant rien pour gagner plus, encore plus et toujours sans jamais se soucier des misères qu’endurent les couches sociales les plus modestes. Qui arrêtera cette flambée qui touche régulièrement les prix des fruits et légumes ? Qui régulera le marché ? Autant de questions qui demeurent sans réponse et qui finiront un jour par provoquer l’irréparable. Au marché de Souk El Tenine, la rahma n’existe que chez les quatre frères Hadjaz qui vous proposent des fruits de qualité très moyenne à des prix raisonnables. Quant aux légumes de saison, les prix sont astronomiques : haricots vert à 90 DA, tomate fraîche à 60 DA, piment à 90 DA, salade à 60 DA et courgette à 50 DA…
Pour le moment, il n’y a que la pomme de terre qui se stabilise entre 20 et 25 DA après avoir connue, elle aussi, une envolée qui a marqué les esprits, il y a à peine quelques mois.
Quant au prix de la viande, que les gens ici n’achètent plus puisqu’ils ne se rendent chez leur boucher que pendant les fêtes.
Là aussi, l’envolée est ahurissante : 1 kg de viande à 700 DA, steak 1 200 DA, poulet 300 DA le kilogramme évidemment. La viande congelée suit bien sûr le mouvement, puisque le kilo est cédé entre 430 et 560 DA.
A ce rythme, les citoyens finiront pas oublier le goût de bien de légumes car leur pouvoir d’achat n’accompagne jamais la courbe ascendante des prix des produits de large consommation.
Dans tous les pays du monde, on demande aux citoyens de travailler plus pour gagner plus et par la même de consommer plus pour relancer l’activité économique. Chez nous, s’il faut travailler plus, cela implique jamais de gagner plus et de consommer plus. Car, travailler plus c’est bon, gagner moins et consommer moins, c’est aussi bon.
Quelle ironie ! Quelle arnaque!
H. Taïb
