A l’exception du secteur de l’éducation renforcé par la mise en service d’un collège d’enseignement moyen depuis le mois de septembre dernier, tout manque dans ce village et les hameaux environnants. Pour se rendre à Tiâchachth située à quelque six kilomètres au sud du chef-lieu, il faudra emprunter une route entièrement délabrée. L’état de cette dernière est aggravé par les travaux qui y sont effectués par l’entreprise réalisatrice de l’extension du réseau de gaz naturel vers cette contrée au pied du mont Beggas. « Nous nous demandons si dans le cahier des charges est portée la remise en état des lieux dégradés. Car, si cette route était délabrée auparavant, son état s’est empiré avec les différents travaux », nous a dit un citoyen de ce village qui a ajouté que durant tout l’hiver, les usagers de cet unique axe routier ont souffert le martyre. « Même les clandestins refusent de prendre les villageois », a enchaîné un autre intervenant. Tiâchachath comme de nombreux autres villages de cette commune souffrent aussi du manque d’eau. « La tuyauterie a été torsadée à certains endroits », a remarqué un autre jeune si bien que les gouttes d’eau qui y arrivaient ne coulent plus maintenant. Parler aujourd’hui d’autres commodités, tel un foyer pour jeunes relève de l’utopie dans cette contrée non loin du sinistre maquis de Beggas qui sert encore de repaire aux sbires de l’ex-GSPC. Si les citoyens de Tiâchachth attendent la réfection de cet axe routier qui donne sur Kadiria (Bouira), ceux d’Ameddah ou encore de Beggas n’échappent pas aux désagréments de cette route. « Nous n’avons rien à faire ici du matin au soir. Pour se distraire un peu, il faut descendre jusqu’à Tizi Gheniff. Mais comme vous voyez, nous n’avons même pas de route », dira ce jeune qui nous a confié que son seul souhait est de quitter le pays pour se réfugier ailleurs.
Amar Ouramdane
