La Dépêche de Kabylie : Quel bilan faites-vous, après presque une année à la tête de la ligue ?
Madani Khoudir : La ligue renferme 4 clubs qui sont le NCB, l’AB, l’OCB et l’ESM, pour un effectif de 625 athlètes compétitifs toutes catégories confondues, sans parler des adhérents ; qui font ça comme un sport de loisirs et curatifs préconisés par des médecins et nous sommes arrivés à 5000 adhérents ; avec le travail qui a été fait par la Ligue, les gens de Béjaïa ont rendu cette piscine comme un centre d’intérêt.
Côté compétition, nous avons organisé 8 tournois locaux, récolté un record en Championnat national toutes catégories à l’image de Benarezki Imad (médaille d’argent) et un titre de champion d’Algérie décroché par Aoudia Ludmila (médaille d’or) sans oublier la réussite dans l’organisation de la coupe d’Algérie.
Nous avons pris part aussi au championnat national benjamins (Oran), Championnat national (Tlemcen), meeting Bensedik (Constantine), il faut signaler aussi que notre ligue, et grâce bien sûr à ces résultats, est classée au top 8 sur les 24 existantes.
Donc, pour résumer, je peux dire que notre bilan est positif malgré qu’on puisse faire mieux.
Qu’est-il de l’entretien de la piscine ?
La Ligue avec l’argent des adhérents a mis le paquet pour entretenir la piscine, c’est-à-dire jusqu’à maintenant, c’est la ligue avec ses fonds, qui entretient la piscine, et on est entrain même de payer les gros équipements comme les pompes. Pendant les vacances, la piscine sera fermée pour effectuer certains travaux tel que refaire toute la conduite, ou acheter un adoucisseur pour que l’année prochaine, l’eau soit de très bonne qualité, et éviter certains problèmes de santé qu’on incombe à la piscine comme l’otite et la conjonctivite.
Avez-vous reçu des aides pour réaliser tous ces grands travaux ?
Tout le problème est là, on se demande, s’il faut vraiment faire de l’aumône pour que les gens considèrent que cette piscine est d’intérêt public. La commune avec tout le respect qu’on leur doit, ils n’ont jamais considéré cette piscine comme communale puisqu’ils la considère comme piscine olympique appartenant à la wilaya. La wilaya de son coté a cette fâcheuse habitude de reconduire cette subvention de 10 millions de centimes sans chercher à savoir ce qui se passe à l’intérieur. Avec un calcul simple, les autorités donnent environ 2 DA par mois et par utilisateur et que faire avec cette somme ? D’un autre côte et au niveau de l’Opow, aucun travail d’entretien ne se fait et il n y a pas que la piscine et il suffit de faire un tour dans d’autres salles pour voir de visu l’état d’abondan où se trouvent ces unités. Je ne sais où à quoi est dû tout cela, c’est dû peut-être, à la méconnaissance dans la manière de monter des dossiers car nous avons monté un vrai dossier de diagnostic de la piscine, grâce bien sûr aux ingénieurs de la DAS, c’est un vrai cahier de charge qui va nous aider à trouver la meilleure manière d’arranger la piscine. Nous avons aussi établi tous les équipements indispensables pour le bon fonctionnement de la piscine, nous avons fait un grand travail scientifique et il est grand temps à l’administrateur de l’appliquer et nous, on assumera derrière.
Vous avez sûrement un appel à lancer aux autorités locales ?
C’est le énième appel que je lance aux administrateurs et je ne me lasserais jamais à le faire. Je demande à ceux qui ont la main sur l’argent public, que l’investissement devrait être utile, aux élus et à l’administration, SVP quand vous étudiez les dossiers, au moins lisez-les et allez voir le travail qu’on a fait. Ne nous donnez pas de l’argent, il y a le directeur de l’Opow qui va s’occuper de ça, sinon, et à ce rythme, l’infrastructure subira les travaux chaque année et comment voulez-vous faire émerger des champions ? et cet argent public sert à quoi ? Nous, nous ne sommes pas là pour faire de l’aumône, on est là, sur le terrain, ils n’ont qu’à nous juger sur le travail. Si ça continue comme ça, on invite les 5625 utilisateurs à ne pas venir l’année prochaine pour inconformité de la piscine prouvé par des analyses de Labo.
Entretien réalisé par Zahir Hamour
