Hormis les stations balnéaires, en termes de sites qui mériteraient de retenir l’attention des estivants, Bouira est, quoi que l’on dise, plutôt bien lotie. En fait, la wilaya renferme des espaces où l’on pourrait se détendre et, qui plus est à moindre frais. Seulement, ces sites que l’on doit en grande partie à Mère nature, sont pour ainsi dire à “l’état brut”. Autrement dit, ces sites naturels n’ont pas, jusque-là, focalisé l’intérêt des autorités locales. Bien sûr que le tourisme, dans son sens classique, est l’une des priorités retenues sur la feuille de route du wali. Mais là, il n’est pas question de grands moyens et autres politiques, à mettre en œuvre pour réinventer le tourisme. Il s’agit tout juste de faire preuve d’un peu d’imagination pour rendre ces sites attractifs et faciles d’accès. S’agissant de Tikjda, par exemple, force est de constater qu’aucun moyen de transort n’est mis à la disposition des “vacanciers”. Et dire que Tikjda n’est située qu’à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. L’imagination pourrait aussi s’impliquer au niveau du site. Parce que une fois sur place, “l’estivant” n’a pas d’autre choix que celui de se payer les prestations du resto et de la cafétéria de la jeunesse et des sports. Et cette prestation, bien entendu, n’est pas à la portée de n’importe quelle bourse.
Les trois barrages de Bouira (Tilesdit, Oued Lekhal et Koudiat Aserdoune) gagneraient aussi à être mis à contribution, d’autant qu’ils connaissent pendant la saison estivale une affluence importante. On y va pour pêcher et se baigner. Aménager, sécuriser et offrir d’autres prestations au niveau des rives de ses barrages ne coûtent pas vraiment grand-chose. D’ailleurs, l’APC d’El Asnam est allé dans ce sens, en achetant de petites barques et en aménageant la berge de la rive sud du barrage de Tilesdit.
T. O. A
