Les villageois d’Aït Bouali, de la commune de Béni Douala, ont procédé durant toute la matinée d’hier à la fermeture du siège de l’antenne locale de l’Algérienne des eaux. En effet, c’est dans un climat électrique que les citoyens de ce village ont tenu à dénoncer la pénurie d’eau qui frappe de plein fouet cette localité. Ils étaient d’ailleurs des centaines à faire le déplacement au centre-ville de Béni-Douala pour crier leur ras-le-bol et s’insurger contre une situation qui devient, au fil des jours, invivable. « Ce problème d’eau ne date pas d’hier. Cela fait des années que nous subissons le mépris de ceux qui sont censés gérer équitablement l’AEP dans la région. Nous sommes à notre 4e semaine sans eau. Cette action n’est que le prélude d’une série d’actions qui ne cesseront jusqu’à satisfaction de nos revendications, essentiellement la distribution équitable de l’eau dans la daïra de Béni Douala », nous dira un citoyen d’Aït Bouali, en colère contre les responsables de l’ADE. D’autres citoyens ne comprennent pas comment « des quartiers et villages limitrophes sont desservis régulièrement alors que Aït Bouali ne l’est pas ! », dira l’un d’entre eux. Le président d’APC de Béni Douala s’est déplacé sur les lieux pour, dira-t-il, « écouter les protestataires ». Le SG de daïra s’est lui, aussi rendu sur les lieux de la protestation. Les citoyens d’Aït Bouali disent attendre lundi. « Si nous n’obtenons pas gain de cause, nous passerons à autre chose », menace un jeune dudit village.
A. Z.
