Carrefour de « la gare » : délinquance et insécurité

C’est un carrefour situé dans la commune d’Ahnif où se rencontrent la RN5 et la RN26 (direction Béjaïa). L’animation au niveau de ce point de rencontre des deux plus importants axes routiers de l’Est du pays a commencé dans les années 70 lorsqu’un futé investisseur a réalisé un terrain vague en bordure de ce branchement l’un des premiers relais routiers de la wilaya de Bouira baptisé « l’étoile ». Il dispose de toutes les commodités dont ont besoin les voyageurs : parkings, café, restaurant, toilettes et salles de prières où sont venus se greffer d’autres commerces, tels que station-service, pharmacies, douches et magasins d’articles artisanaux. Chaque transporteur de voyageurs des grandes lignes fait une halte à l’aller et au retour pour se reposer, ce qui a fini avec le temps par créer une animation particulièrement en ces lieux ; une animation qui ne peut échapper à l’œil exercé de toutes sortes de délinquants d’affaires… louches » allant du proxénétisme à la drogue, soit un centre où se pratiquent tous les interdits au grand désarroi des riverains qui voient leurs enfants entraînés inexorablement vers la débauche sans pouvoir y faire quelque chose.

Les premiers grands dérapages tels que les agressions et rackets ne tardèrent pas à être enregistrés faisant de ce carrefour l’un des lieux les plus dangereux et les moins sécurisés de la daïra de M’chedallah.

Ayant frappé à toutes les portes sans aucun résultats, un groupe de sages de cette localité qui fait aussi office de chef-lieu de la commune d’Ahnif, sont venus à notre rencontre pour dénoncer cet état de fait et nous faire part de leurs préoccupation majeures quant à la quiétude et la sécurité de ce gros faubourg où rappliquent tous les délinquants de la région qui font leur point de rencontre.

On y trouve de tous les milieux : dealers, recoleurs, proxénètes, pickpockets et autres casseurs professionnels de magasins selon nos interlocuteurs qui tiennent à souligner un fait extrêmement grave : le « coffret de commandes » de l’éclairage public qui est à la portée du premier venu les délinquants n’hésitent pas à plonger tout le patelin dans le noir tout en s’adonnant à leurs louches activités durant toute la nuit.

Ce carrefour ressemble à n’importe quel « bas-fond » des grandes métropoles où tous les métiers s’y exercent, s’emporte un ancien émigré qui contient difficilement sa colère face au laxisme qu’affichent tous les organismes chargés de la répression de ce genre de délinquance. Face à cette déferlante des marginaux de tout bord, la plupart des riverains de cette bourgade n’ont d’autres choix que de retenir leurs enfants avec l’interdiction de mettre le nez dehors dès la nuit tombée. Quant aux voyageurs qui transitent par ce carrefour « la gare » qui assure une correspondance avec les autres stations Dieu seul est leur protecteur. Les autorités compétentes sont donc vivement sollicitées pour mettre un terme à l’anarchie et à l’insécurité qui y règnent en ces lieux.

Oulaid Soualah