Les vendeurs transférés vers l’ex-Souk El Fellah

L’unique « débouché » qui se présente aux jeunes sans emploi de Lakhdaria tout comme ceux d’ailleurs soucieux de trouver un job à « rémunération immédiate », est la commercialisation de produits finis sur des espaces à fortes affluences.

Quant au choix du lieu idéal où exercer leur activité commerciale à sa convenance, leurs ascendants leur ont transmis le plus essentiel des caractères héréditaires permettant de « flairer » une bonne affaire.

C’est le cas des chômeurs ayant installé leurs étals juste à côté du mur d’enceinte du stade communal de Lakhdaria, un endroit bien ciblé par des centaines de ménages pour leurs besoins en fruits et légumes. Aussi, « tellement la foule grouillait sur la place du marché permanent du lieudit Lekouir, dira un habitant du quartier que « les passants et les automobilistes trouvaient du mal à se frayer un chemin ». Mais on se rendait quand même à Lekouir pour les prix accessibles pratiqués sur les produits agricoles, et les vendeurs étaient trop concentrés sur la « petite affaire » pour se faire du mourant au sujet du désagrément causé par les emballages déposés sur la voie publique.

C’est ce qui a constitué, selon un citoyen de la cité « la goutte qui a fait déborder le vase ». Suite à cela, l’autorité de la commune a transféré le souk Lekouir devenu trop encombrant vers l’ex-souk El Fellah Djouari, une infrastructure spacieuse dotée aussi d’un parc de stationnement, cependant précise notre interlocuteur « cette nouvelle domiciliation n’attire pas autant de clients que la précédente ». Maintenant qu’ils sont là, chacun dans son point de vente avec un numéro, termine-t-il « les ménages pensent que les prix ne diffèrent pas des autres coins de la région sachant qu’ils sont déclarés ».

A. Chérif