Colonie de vacances, opération suspendue

A bien méditer la question et si l’on considère les opérations organisées ces dernières années, cette option était à envisager car le nombre de bénéficiaires par travailleur était réduit à un seul enfant et il faut compter sur le facteur chance, car le tirage au sort était obligatoire. Même avec cette méthode, des irrégularités ont été signalées par les enseignants car des tours de passe-passe étaient d’usage et d’une manière excessive et exagérée, nous n’allons pas aussi fermer les yeux sur les conditions d’accueil qualifiées d’inadéquates et d’incommodes.

Les plus optimistes préféraient croire que les organisateurs du Cnos des travailleurs de l’éducation, au courant de la situation, allaient prendre les décisions nécessaires afin d’améliorer leurs prestations en retenant des camps répondant aux normes et surtout désigner un encadrement apte à offrir aux potaches des vacances agréables en leur garantissant un maximum de distraction, d’apprentissage et leur permettre de faire le plein d’énergie pour être en mesure d’affronter l’année scolaire à venir, illusion, rien de tout cela n’est retenu. Au contraire, les responsables ont opté pour la solution la plus facile : suspension des camps de colonie de vacances. Les travailleurs du secteur, n’en reviennent pas et n’arrivent pas à comprendre la portée et le sens de cette décision. Une source généralement bien informée révélera « ce n’est pas une décision sage, pourquoi priver des milliers d’enfants de partir en vacances alors que les caisses du Cnos sont bien pleines ? »

Sommée et harcelée pendant toute l’année scolaire d’obtenir des résultats, la corporation se voit bien récompenser car les objectifs sont atteints, les déclarations du plus haut responsable de l’éducation le confirment au lieu d’une petite prime, d’une petite augmentation, les concernés voient leur dernier privilège disparaître.

Il parait que dans ce pays, les efforts ne sont jamais récompensés convenablement.

H. O. T