Des adjoints d’éducation sans salaire depuis décembre 2008

Après le concours du mois de septembre 2008 et les résultats proclamés le 20 novembre, la soixantaine de jeunes adjoints d’éducation, dispatchés à travers les lycées et les collèges de la wilaya, ne cachaient pas leur joie d’avoir réellement « décroché le visa de l’emploi ». Sauf que ces derniers, dont des jeunes filles, des pères et mères de famille, ignoraient qu’ils allaient rester sans salaires depuis leur installation effective à ce jour, autrement dit depuis décembre 2008. Alors que l’année scolaire vient de s’écouler, rien de nouveau n’est venu éclaircir le ciel brumeux de ces adjoints qui se disent découragés, à la limite de la démission morale. Des représentants de ces enseignants, qui nous ont rendu visite, avouent « être au bord du désespoir, après toutes les tentatives et tous les efforts déployés pour avoir la moindre explication sur ce retard qui prend aujourd’hui des relents qu’ils qualifient de sabotage, à la limite du mépris. Nous avons passé un examen écrit et oral sans complaisance, où les meilleurs ont été retenus, mais à quoi auront servi tous nos efforts ? », s’interrogent ces surveillants. « Sans salaire depuis 8 mois, nous sommes lassés des promesses sans suite que nous font certains responsables du centre payeur de l’académie, qui nous promettent à chacune de nos visites que notre problème était réglé et que nous devions patienter encore quelques jours pour être régularisés. Mais voilà que ces quelques jours se sont transformés en quelques semaines et que ces quelques semaines se sont transformés en quelques mois, semant au sein du groupe un climat de désespoir et de découragement ». Un des responsables de la direction de l’éducation, joint par téléphone à ce propos, nous a appris que le problème des salaires des nouveaux adjoints comme tous les autres corps était pour eux une priorité absolue et que le règlement de ce contentieux était en bonne voie avec la signature de l’état matrice. Tout est donc en cours de finalisation, affirment nos sources, ils n’auront plus qu’à attendre le quitus final du Trésor et de l’inspection des finances pour toucher leurs salaires.

Samy II.