Les hauteurs brûlent, la ville suffoque

Pendant que les cités de la vallée de la Soummam suffoquent sous le poids des températures apocalyptiques, qui ont propulsé le mercure à des pics rarement atteints en cette période de l’année, avoisinant parfois les 48 et 49 degrés à l’ombre, accompagnées de vent crachant de vraies flammes sur tout un chacun qui a la malchance de s’aventurer en dehors de chez lui.

En effet, à partir de 10 h du matin jusqu’à 18h pendant que les rues sont désertées par les habitants de ces cités qui ne sortent qu’en cas d’extrême urgence, les cafés, les cybers climatisés et autre pizzerias qui offrent des rafraîchissants sont pris d’assaut par les jeunes notamment à la recherche d’un semblant de fraîcheur.

Mais les plus touchés restent les malades, notamment les asthmatiques et les petits enfants qui trouvent tout le mal du monde pour respirer normalement vu l’air très chaud chargé d’une multitude de particules véhiculé par les nuages de fumée qui se déversent sur ces cités à partir des régions surplombant la vallée de la Soummam.

Car d’importants incendies se sont déclarés ces derniers jours, ça et là, à l’image de celui ayant ravagé pendant toute la journée de lundi dernier le mont « Laâzla » sur les hauteurs d’Akfadou. En effet, pendant toute cette journée des paysages d’enfer s’offraient aux habitants des régions environnantes, un sinistre qui est venu au bout d’une centaine d’hectares de maquis. Tout cela arrive au moment où les autorités et les différents acteurs concernés par le problème, les municipalités et les services des forêts notamment, multiplient les campagnes de sensibilisation et de prévention à coups de battage médiatique et rencontres de proximités avec les citoyens, ce qui normalement limitera grandement tout risque d’incendie.

Mais hélas ! Force est de constater, que jusqu’à preuve du contraire, leurs messages sont tombés dans l’oreille d’un sourd et que l’insouciance et l’incivisme restent les faits d’armes de certains criminels sans scrupules.

A. Toufouti