Les problèmes du patronat pris en charge par le wali

C’est le résultat concret ayant sanctionnée une rencontre, tenue la semaine dernière, entre le wali et les représentants du patronat. Ceux-ci avaient, par le passé, vertement critiqué la gestion de certains aspects dans la passation et l’exécution des marchés publics. Dans un communiqué de presse transmis à notre rédaction, la CAP fait remarquer que l’ensemble des points soumis à l’administration ont été traités, soulignant qu’après débat, ses propositions ont été « prises en compte et satisfaites dans la mesure où la réglementation le permettait ».

Des propositions d’amendements au code des marchés auraient été retenues et qui seront soumises aux autorités concernées. En outre, fait-on savoir, un comité de suivi et d’évaluation de l’application effective sur le terrain des décisions prises a été mis sur pieds. Les professionnels du bâtiment à Béjaïa n’ont pas manqué au passage de saluer dans le même communiqué « la pédagogie et la patience du wali » lequel, témoigne-t-on, insiste à chaque fois sur « l’esprit de partenariat qui doit prévaloir entre l’administration et les entreprises dans l’intérêt des projets et du développement économique de façon général ». Au demeurant, la CAP appelle « à une action concertée et conjointe entre les différents acteurs » et ce, insiste-t-on, pour permettre un développement économique et social réel et harmonieux de Béjaïa. Rappelons par ailleurs, qu’avant cette rencontre avec le wali, la CAP de Béjaïa n’a pas manqué de peindre un tableau noir, s’agissant de la situation du secteur du bâtiment. « Le bâtiment va mal à Béjaïa » écrit la CAP dans une déclaration à l’issue d’une assemblée. Dans le même document la CAP fulmine contre la délocalisation de la caisse nationale des congés payés du secteur du BTPH, la réduction du quota des opérateurs de la région de plus de la moitié, des pratiques nuisibles de l’administration, les pratiques d’ingérence de la DLEP dans la réalisation des projets de logements sociaux participatifs, l’attribution des marchés sur ordre de service, l’imposition des délais pour la sous-qualification des différents lots et les travaux imprévus dans le marché atteignant parfois 35% du coût initial… Entre autres.

Dalil S.