M’chedallah a vibré au son des tam-tams africains

Malgré une programmation en catimini de dernière minute par la Direction de la culture de Bouira,le président de l’APC de M’chedallah et les membres de l’exécutif ont, faut-il, le reconnaître admirablement improvisés malgré quelques contraintes techniques.

C’est la troupe de Mostaganem qui a ouvert la fête, en improvisant une danse du terroir couronnée par un baroud de fantasia, vint ensuite, la troupe Bando-Errif d’Arris où la sublime Houria (nom d’artiste) a subjugué une foule nombreuse qui est immédiatement tombée sous son charme dès le premier tour de piste en attaquant une danse traditionnelle.

El M’sérah enchaînant avec une seconde du genre Trigue-el-khir, soit l’imitation d’une jument rebelle et fougueuse qui met carrément l’assistance en transe avant de terminer par une Adadoui devant des spectateurs éblouis par tant de grâce dans les mouvements expressifs de son corps, enflammé par un rythme endiablé des tambours. Elégante, souple, complètement décontractée et à l’aise, elle voltige sous des tonnerres d’applaudissements, voilà une star au sens large du terme, en possession d’un don des Dieux dans l’art de la danse qui ne doit pas laisser indifférente la ministre de la Culture, car elle peut représenter honorablement l’Algérie dans n’importe quel pays du globe dans ce noble art, un pur produit chaoui qu’on doit valoriser et ne pas laisser dans l’oubli dans ce coin perdu d’Arris, à elle seule, elle forme un trésor culturel.

Vint ensuite la troupe Gueli-Dadou du Bénin qui a longtemps égayé la place publique en la faisant vibrer au même titre que la foule au rythme du tam-tam africain, trois danses ont été exécutées par cette extraordinaire troupe Sapata ou Dieu de la mer Bélékété-Mami-Ouata, reine de la terre et enfin Adjougan, danse de la cour royale du Porto-négro.

La soirée a été clôturée par l’entrée en scène du ballet Tafath d’Iimsouhal (Iferhounen) dont la vedette est un chérubin qui n’a pas encore soufflé sa sixième bougie et qui maîtrise parfaitement la danse kabyle allant même jusqu’à s’improviser en véritable chef d’orchestre grâce à des chorégraphies admirablement exécutées par le reste de la troupe dans une parfaite harmonie.

Oulaid Soualah