Alors que la fête bat son plein, des oppositions par ci, par là

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Au 3e jour de la fête nationale de la poterie organisée par l’association culturelle “la potière de Maâtkas” créée récemment à cet effet, en collaboration avec d’autres associations à l’image de “Uzzal” du village hôte d’Agouni Bouffal et des autorités locales de la daïra de Maâtkas en générale, la manifestation tente tant bien que mal d’atteindre sa vitesse de croisière et de susciter l’engouement et la curiosité des visiteurs car la date d’ouverture s’est faite pendant le week-end sachant que les citoyens sont retenus surtout par les fêtes (mariage, circoncision), d’ailleurs d’innombrables cortèges sont observés créant à l’occasion d’interminables bouchons.

N’empêche qu’au troisième jour de cet événement national, l’affluence s’est nettement améliorée au grand bonheur des organisateurs et des participants. L’ambiance semble s’installer et gagner tous les sites retenus pour abriter les différentes activités et expositions prévues.

Seulement et il faut le signaler, une certaine contestation émanant d’anciens organisateurs et de certaines associations à l’image de “Tafrara” monte au créneau par une déclaration affichée un peu partout dans la ville dont une copie est parvenue à notre rédaction, dénonçant l’exclusion dont ils sont victimes alors qu’ils ont participé à toutes les éditions précédentes qualifiant du même coup les organisateurs de la 11e édition, d’arrivistes de la dernière heure et qui veulent récupérer cet événement à travers l’association “La potière de Maâtkas”.

Les rédacteurs de la déclaration appellent à un travail de coordination pour la sauvegarde de la poterie de Maâtkas et à une gestion transparente de la fête pour promouvoir et développer cet art ancestral, ce qui ne saura se faire sans l’acquisition d’un musée de la poterie et d’un centre de formation artisanal à Maâtkas.

Pour éclairer l’opinion publique sur cette affaire, nous avons jugé important d’approcher le P/APC de Maâtkas puisque c’est le CCF qui a organisé la 10e édition, à cet effet, M. Zalouk, visiblement déçu par de tels agissements dira : “Nous n’avons exclu personne, la fête appartient à tous les citoyens et à toutes les énergies saines de notre localité, les portes sont grandes ouvertes, bienvenues à ceux qui veulent vraiment travailler dans l’intérêt général de cet unique événement de Maâtkas, maintenant si les gens ne veulent pas travailler, ils sont libres mais qu’ils nous laissent accomplir notre mission en paix. Nous n’avons que faire de telles basses manœuvres, ça suffit, notre patience a des limites”.

Quant à l’association culturelle “La potière de Maâtkas” clairement visée et mise à l’index, son président M. Rabhi révélera : “On nous accuse d’arrivistes alors que primo, je suis membre de la 1re association culturelle créée en 1989 à l’ex-salle de cinéma qui a organisé la toute 1re édition de la fête de la poterie, les archives existent. Secundo, la fête n’a pas besoin de tuteur, l’alternance dans la gestion, je crois est une bonne chose. Quant à l’exclusion dont ils se disent victimes, sachez que nous avons appelé le public et les associations actives depuis la confirmation de l’organisation de la 11e édition avec le chef de daïra et les autorités locales et ce le 2 juin dernier, malheureusement, il n’y a eu que quelques associations actives qui ont répondu favorablement, nous n’allons tout de même pas forcer les gens à participer et puis la porte reste et demeure ouverte à tous”.

Notons que nos grands-mères ont su préserver cet art ancestral des siècles durant et ce, malgré les différents empêchements qu’elles ont eu à contourner, cet art qui nous est venu du fin fond de notre histoire et de notre civilisation ne doit à aucun moment être mis à l’épreuve. Au contraire, les Maâtkis, tous les Maâtkis sinon tous les Kabyles doivent s’y mettre pour préserver, promouvoir cet art millénaire qui fait partie de notre identité. La sagesse doit prévaloir car l’enjeu ne réside pas seulement dans le volet économique et matériel mais il est situé tout à fait plus haut !

Hocine Taïb

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