Collection qu’il obtient grâce à l’abonnement auquel il s’est souscrit à la grande poste d’Alger, bien sûr en s’acquittant des frais d’abonnement qui varient selon l’acquisition. M. Ouzhen originaire de la région des Ouadhias où il occupe un poste de fonctionnaire bien modeste à la mairie de la même municipalité.
Ce passionné du monde du timbre postal que certains ne comprennent pas, passe tout son temps libre à enrichir son œuvre artistique en l’achat des timbres lui coûtant une bonne partie de son maigre salaire mais cela ne le gêne guère pour lui l’argent importe peu ; pour vérifier l’exactitude des propos tenus par ce cartophyle nous lui avons proposé de choisir entre un billet de mille dinars et un ancien timbre, sans hésitation M. Ouzhen optera pour le timbre car dit-il, mille dinars c’est facile à dépenser quant au timbre s’il est bien pris en charge, il durera l’éternité et servira par ses renseignements à éclairer les futures générations. Saïd Ouzhen vit au rythme du timbre depuis le 14 mars 1974 alors qu’il n’en avait que 12 ans. Ce monsieur collectionneur âgé maintenant de 47 ans, n’a pas encore sa carte d’artisans car l’autorité concernée lui rejette systématiquement son dossier sous prétexte que ce qu’il fait, n’a rien à avoir avec de l’art, un simple loisir lui dit-on à chaque fois. Pour lui évidemment c’est tout à fait le contraire, et pour nous convaincre de la justesse de sa cause, il nous brandit des timbres datant des années 1800, 1900 et les plus récents. Des timbres de Napoléon, de Kader, de De Gaulle, de Boumediene, et de toutes les personnalités de ce monde, il faut avouer que ses arguments sont convaincants, M. Ouzhen est un artiste patient, il reste convaincu que sa requête sera un jour satisfaite. Il ne manquera pas de remercier l’exécutif communal des Ouadhias pour leur assistance quoique symbolique.
Taïb O. T.
