Mais avant, l’artiste qui vit actuellement en Finlande, a fait vibrer tout le stade Oukil-Ramdane qui s’est paré, à l’occasion, par l’un des plus nombreux publics du Panaf 2009 qui s’est achevé il y a plus d’une semaine. Le grand public a, d’ailleurs surpris même l’artiste, lui-même, qui ne s’attendait pas à une telle affluence eu égard aux spectacles qui l’ont précédé, hormis bien sûr Allaoua et Aït Menguellat. Ali Amran a préféré reprendre le gros de son nouvel album, en interprêtant pour la première fois Akka I D’Ammur, Refdagh Tabariz’t inspirées de l’une des œuvres de Hssissen, une chanson refaite presque intégralement avec surtout de nouveaux arrangements. Le public appréciera et reprendra même, à cœur joie, A Khali Slimane, la chanson qui a fait sortir l’enfant prodige de Maâtkas, de l’anonymat. Après une heure qui a été un vrai régal pour les milliers de Tizi-Ouzéens, l’artiste se retirera sans pour autant assouvir le désir de ses fans qui voulait plus. “Une heure, c’est très peu, nous n’avons pas tout le temps cette opportunité de suivre des spectacles travaillés comme celui de ce soir. Ali Amran nous a vraiment régalés. C’est un artiste qui accroche à la fois les jeunes et les plus âgés. On aurait aimé le voir se produire durant toute la soirée”, nous dit Massinissa, un jeune qui attendait la sortie de Ali Amran de sa loge pour une photo souvenir. L’artiste a véritablement pris conscience de l’envergure qu’il a prise auprès d’un public qui revient, peu à peu, à la bonne musique. Même topo à Maâtkas où la place de la mairie a été dès 20 heures envahie par une marrée humaine. Les jeunes attendaient ce moment depuis très longtemps. Voir l’artiste, parti de la région pour embrasser une carrière professionnelle et qui finit par filer une dimension et une envergure internationales. Ali Amran est apparu justement comblé, il donnait l’impression, durant tout le spectacle, de prendre plaisir, lui qui attendait, au même titre que les jeunes, son retour parmi les siens. L’artiste reprendra le gros de son répertoire dans une folle ambiance, sa prestation a été magistrale. Ali Amran qui a repris au cours de cette semaine, le chemin de l’exil, en Finlande où il réside actuellement, nous fera part, dans un entretien téléphonique que nous avons eu avec lui, quelques minutes seulement avant son départ, de sa volonté de revenir début septembre pour animer des spectacles : “Animer des spectacles un peu partout en Kabylie, à Tizi, Béjaïa que je n’ai pas visitée indépendamment de ma volonté et partout en Algérie, me tient vraiment à cœur, j’espère avoir l’occasion de le faire dès septembre prochain”.
A. Z.
