Les animaux sauvages débarquent… en ville

Un bon point à l’actif de cette société qui a réduit le tapage nocturne et qui fait vivre des moments de bonheur aux nostalgiques du mode de vie de l’ancien temps et aux romantiques. Jusqu’aux animaux sauvages qui profitent de l’obscurité pour faire une … descente en ville.

La majorité des villes et villages de la région étant étroitement ceinturée par la forêt, et en l’absence d’éclairage public, les bêtes s’enhardissent et s’aventurent à l’intérieur des agglomérations à la recherche de nourriture qui a disparu de leur milieu naturel, détruite par le feu. Aussi, il suffit de promener le faisceau d’une torche aux alentours pour croiser deux point lumineux mobiles qui ne sont autres qu’une pair d’yeux d’un coyote ou d’un sanglier qui rôde sans peur, rassuré par les ténèbres et la nuit sombre.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un jeune marcassin a semé la panique parmi un groupe de jeunes du village Aggach qui rentraient d’une soirée bien…arrosée. Ces jeunes qui passaient à côté du cimetière Thaydha ont été pris d’une peur bleue en entendant d’étranges bruits venants de ce lieu, croyant à une apparition de « Aazrayen » venu les punir pour avoir légèrement levé le coude en flirtant avec le nectar de Bacchus ; s’ensuit alors un sauve-qui-peut général. Ces jeunes se sont éparpillés à travers champs dans une fuite désordonnée heurtant sur leur passage arbres et clôtures.

Le plus jeune du groupe comme paralysé par la peur est resté cloué sur place en hurlant de rage, car il a été abandonné par ses compagnons. Arrivés les premiers sur les lieux pour secourir la victime « terriblement écorchée » par la terreur, nous découvrîmes un jeune marcassin, qui en introduisant sa tête dans un bidon de confiture de 05 kg, s’est retrouvé coincé entre le couvercle à moitié découpé et qui s’est retrouvé on ne sait comment à l’intérieur du cimetière courant dans tous les sens. En secouristes « hautement qualifié », nous avons assisté le jeune homme qui s’est remis de sa frayeur et le marcassin de son bidon. Un scénario de Sonelgaz par une seule coupure d’électricité ! Quand aux terroristes qui rôdent dans la région, ils doivent bien se dire : « Pourvu que ça dure ! ». Un vœu que partagent entièrement les délinquants et les cambrioleurs.

Oulaid Soualah