Les habitants de certains douars des Issers et de Naciria ne décolèrent pas. Des dizaines de représentants des comités de villages concernés sont sortis, hier encore, dans la rue, avec sit-in devant des administrations locales, pour soulever notamment le problème d’eau. « Nos douars ont soif à en mourir. » Cette plainte revenait, hier dimanche, comme un leitmotiv, lors d’un attroupement improvisé devant la mairie des Issers par les habitants de Ouanougha et Ghoumrassa. « Datant de plusieurs années, après installation des conduites d’eau, la promesse d’alimenter ces deux douars en AEP ne s’est guère inscrite dans les faits », se désolent les protestataires. On consacre beaucoup de temps et d’énergie pour s’approvisionner en eau potable. « Et cela nous coûte des dépenses supplémentaires », s’inquiétent les manifestants, qui dénoncent dans la foulée l’indifférence des autorités locales à leur égard. La foule met de côté, pour l’heure d’autres problèmes, à savoir surtout l’inexistence d’un plan d’assainissement des eaux usées et le mauvais état de certaines routes menant à leurs douars. « Nous resterons mobilisés, ces jours-ci pour régler le problème d’eau », considéré, à juste titre comme étant primordial. Mettant en avant la même revendication, près de 100 représentants de l’agglomération de Boumraou ont organisé, hier encore, un sit-in devant le siège de l’ADE, au centre urbain de Naciria. Là encore, face au siège de la daïra, une soixantaine de personnes exprimait sa colère, suite aux derniers feux de forêt, qui avaient ravagé le massif d’Imaghninen, près de Sidi Ali Bounab. Cependant, ces citoyens savant que « ces » incendies, ayant des causes naturelles, ont contribué au harcèlement des hordes sanguinaires : « Le prix d’une vie humaine est incomparable avec celui d’un champs d’oliviers ou de patates ».
Salim Haddou
