Ce sont les représentants des 48 wilayas, des ministères, des institutions et des institutions spécialisées, qui sont repartis avec chacun une enveloppe contenant les budgets supplémentaires. Il convient en outre de signaler que cette loi a été signée, par le président de la République, le 25 juillet dernier. Selon le ministre des Finances, interrogé par la presse à la fin de la rencontre, les régions auxquelles ont été alloués les crédits les plus importants, dans le cadre de la loi de finances complémentaire, sont la région Centre notamment la Kabylie, les Hauts-Plateaux et les wilayas du Sud. Les augmentations, précisera le ministre, sans que soient révélés à la presse les montants des budgets alloués, sont de l’ordre de 10 et 15 %. A en croire le premier argentier du pays, cette loi est plus portée sur le budget d’équipement et consacrera la volonté de l’Etat de mettre en œuvre un processus de déglobalisation et de préservation de l’équilibre régional d’une part, et le rattrapage des retards accumulés par certaines wilayas, d’autre part. Car aux yeux du ministre, il subsiste « des inégalités même à l’intérieur d’une même wilaya ». Cela étant, l’on souligne dans un document distribué à la presse que les résultats de cette déglobalisation dans la loi de finances complémentaire pour 2005 ont abouti à une notification quasitotale (98%) des autorisations de programme (soit un montant de 951 milliards de dinars selon le ministre), et 88% des crédits de paiement au titre des investissements représentant une enveloppe de 206 milliards DA. De même que 43 milliards DA ont été libérés au titre des opérations en capital. Medelci a tenu à noter que le Programme complémentaire de soutien à la relance économique 2005-2009, fera également l’objet d’une déglobalisation. Par ailleurs, le grand argentier du pays annoncera le lancement de la modernisation des systèmes budgétaires. Deux principes guident ce processus, selon Medelci. L’orientation de la gestion des finances publiques vers la performance et le résultat et l’accroissement de la transparence des informations budgétaires en favorisant leur diffusion au profit des acteurs budgétaires et de la société. Il comporte deux composantes : budgétisation et informatique. L’un des principaux objectifs visé à travers ce dispositif est la restructuration du processus de la dépense publique. L’on citera en sus le renforcement de la fonction conseil économique du ministère des Finances. Il est aussi prévu, dans le volet informatique, la création d’un conseil de l’informatique et des technologies de l’information des finances, auquel certaines tâches seront assignées. Pour la mise en œuvre du système, en 2006-07, trois secteurs pilotes seront choisis pour son lancement avant sa généralisation, à savoir les départements des Finances, de la Santé et des Travaux publics.
Elias Ben
