Les prix des fruits et légumes ne font que grimper. Même si cette période est favorable à une baisse en raison de la profusion des certains produits (légumes et fruits de saison), il n’en est rien. Il ne suffit que de faire une virée dans nos marchés pour voir cette réalité en face. Draâ El Mizan, tout comme de nombreuses villes, n’est pas épargnée par cette hausse qui fait peur à quelques jours du mois de Ramadhan.
Haricots : 120 DA, poivrons à 90 DA, pomme de terre 40 DA, salade 90 DA, tomate entre 60 et 70 DA, tels sont les quelques prix relevés sur les étales du marché des fruits et légumes. Les vendeurs détaillants justifient cette hausse en avançant deux raisons. « Nous sommes en pleine période de fêtes, la demande dépasse de très loin l’offre », tel est l’avis de l’un d’eux. Alors qu’un deuxième impute cette flambée au manque de régulation au niveau des marchés de gros. « Parfois, on revient bredouilles des marchés de gros. Car de nombreux vendeurs achètent la marchandise en troisième main. Ce n’est pas de notre faute. C’est le diktat de ces spéculateurs », soutient un autre. Quant au client, il ne trouve pas ses comptes. « L’an dernier, on payait la tomate à cette période précise à 15 DA, les haricots verts à 25 DA. Allez y comprendre. On ne peut plus gérer son porte-monnaie du jour au lendemain, on affiche d’autres prix. C’est incroyable ! C’est fait délibérément à l’approche du mois de carême », pense un client qui négociait le prix des haricots verts expliquée par le fait que les cultures maraichères sont abandonnées car il n’y a plus d’eau pour leur irrigation, depuis la potabilisation de l’eau du barrage. A titre d’exemple, il n’y a plus de pomme de terre dans les champs. Pour les fruits, il nous été donné de remarquer que la pastèque est la plus prisée en raison de son prix abordable. En définitive, le citoyen est pris dans un cercle infernal surtout que des rendez-vous dépensiers l’attendent : Ramadan, rentrée scolaire, Aïd.
Amar Ouramdane
