Hier, des citoyens ont procédé pour la deuxième journée à la fermeture de leur APC. Le vent de la contestation souffle : un cadre de vie peu enviable que les citoyens n’ont pas fini de désapprouver. Selon un citoyen présent sur les lieux, les raisons du courroux des habitants qui bloquent l’APC depuis mardi sont liées autant à la pénurie d’eau qui affecte le chef lieu de la commune de Boudjellil qu’aux pesanteurs que connaissent depuis des mois les travaux du projet de l’aménagement urbain. Selon notre source, les travaux ne se font pas à plein temps : ce qui excède les citoyens réduits à circuler sur une route locale délabrée avec tous les risques qui planent sur la circulation automobile et le lot de nuisances que les poussières qui s’y dégagent occasionnent aux riverains. Enfin, les dissidents en sont à leur deuxième levée de boucliers depuis mars 200, lorsqu’ils avaient fermé le CW 42 A pour contester leurs mauvaises conditions de vie. Une entrevue avec les autorités, on s’en souvient, avait eu lieu en présence du chef de daïra et des services techniques, laquelle entrevue avait été sanctionnée par un accord-cadre ou avaient été consignées toutes les préoccupations des citoyens. Au jour d’aujourd’hui, les contestataires tiennent à rafraîchir la mémoire au chef de daïra et aux élus en leur signifiant que leur cadre de vie n’a pas évolué d’un iota malgré toutes les promesses dont on les a gavés. Selon le témoin de la protesta, la pénurie d’eau qui avait affecté Boudjellil à l’époque durant 25 jours persiste toujours. Selon notre interlocuteur, ces revendications ne sont que l’arbre qui cache la forêt et qu’en réalité c’est la gestion à laquelle on reproche lourdeur et inefficacité qui est remise en cause. “Après le départ du maire déchu, ils ont promis aux populations une démocratie participative et une gestion transparente”, plaident d’autres citoyens mécontents. La nouvelle équipe au pouvoir a-t-elle tenu ses promesses ? Apparemment, avec le temps, les citoyens ne veulent plus prendre pour argent comptant les promesses des élus, ni du chef de daïra encore moins celles des directeurs techniques desquels ils ont eu l’assurance que leurs problèmes seraient pris en charge. Mais que vaut une paperasse improvisée pour diluer une crise et ramener les gens à de meilleurs sentiments ? Selon nos sources, les dissidents brandissent la menace de maintenir la fermeture de l’APC jusqu’à samedi où il n’est pas exclu de recourir à la fermeture du CW42 A à la circulation. Pour donner la version des faits, nos tentatives de joindre hier un élu qui a tenté d’ouvrir une brèche de dialogue avec les protestataires sont restées vaines. On a pu joindre le chef de daïra vers 10 h 30 lequel reconnaît à demi-mot “la présence d’un attroupement”. Le premier responsable rassure “si les élus me sollicitent, je vais intervenir”. Et d’ajouter : “Dans l’après-midi, on obtiendra peut-être le dénouement, vous pouver me rappeler” A treize heures puis quatorze heures précises, le mobile du chef de daïra sonnera sans compter, en vain.
Z. Z.
