Les habitants ont toujours soif !

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Manquer d’eau cause des problèmes graves. Plus de 3 millions de personnes meurent chaque année, principalement des enfants, suite à des maladies causées par des eaux insalubres.

En effet,  » L’absence d’eau ou d’installations sanitaires adéquates tuent un enfant toutes les 15 secondes dans le monde et affectent la scolarité des autres, leur laissant peu de chance de sortir de la misère « , prévient l’Unicef.

Dans ces conditions, l’absence d’eau potable conjuguée à ses retombées.  » Les enfants ont peu de chance d’échapper à la misère. Le sous-développement chronique est inévitable », ajoute l’Unicef. Initialement, les pays noirs africains, bien réputés pour leur sécheresse accrue, guerres civiles, famines et épidémies, sont les plus exposés aux risques de pénurie d’eau. Quant à nous, du fait de vanter des projets  » réalisés  » ou en  » en cours de réalisation « , pour, dit on, le bien-être du citoyen, les chiffres ne manquent pas dans ce sens.

Ainsi, à Bouira, depuis la réalisation du fameux barrage de Tilesdit, les autorités concernées n’ont pas cessé de rassurer les habitants quant à  » la solution finale  » pour le problème d’eau.

Cependant, il semble que seules les illusions continuent à nourrir bien d’attentes de la part des habitants.

En effet, à Ouled Rached et Ahl El ksar, deux communes pourtant situées à une trentaine de kilomètres dudit barrage, l’eau potable n’a pas toujours connu de chemin à ces contrées !

A Ahl El ksar, au chef lieu même, l’eau se fait parfois rare, dans des villages, comme c’est le cas à Ighzer Belghoum, l’eau potable n’est toujours pas  » programmée « .

A Ouled Rached, en plus des villages de Taghzout et de Chréa, le cas du village de Tiza est, sans doute, digne d’être présenté comme un exemple typique des images qui nous parviennent du fin fond de l’Afrique noire.

En effet, alors qu’un projet d’AEP a déjà été, à vrai dire, réalisé à moitié, les habitants de ce village souffrent d’un véritable calvaire.

S’approvisionnant de la seule fontaine héritée de l’époque coloniale, ces villageois ont épuisé cette source. Résultat, pas d’eau depuis déjà une bonne partie de cette saison, particulièrement, durant ces grandes canicules.

C’est un cas des plus déplorable, qu’un village aussi dépourvu de tout ce qui peut  » redonner espoir  » à ces habitants, d’être privé de cette matière vitale, l’eau.

A ce propos, mardi passé, des habitants de Tiza se sont rendus au siège de l’APC d’Ouled Rached pour  » déposer auprès des autorités locales un SOS  » pour leur demander  » de l’eau, tout simplement ! « , déclare F.Smail, habitant de Tiza, rencontré sur les lieux.  » C’est plutôt grave qu’un village entier soit privé d’eau sans que les autorités de l’APC ne réagissent », déclare d’un air furieux Samir, un autre habitant.

En somme, des villages entiers sont privés de routes pour certains et d’eau potable pour la plupart.

L. M.

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