C’est déjà la flambée des prix à Tizi-Ouzou

D’aucuns auront certainement remarqué que les haricots verts ont complètement disparu des mets qu’on sert habituellement lors des cérémonies et fêtes de mariage. C’est que ce légume est devenu pour ainsi dire intouchable, vu son prix qui atteint jusqu’à 140 DA le kilo. Force est de reconnaître toutefois que ce produit a enregistré une nette baisse ces derniers jours, mais il demeure cependant, hors de portée. Hier, il était affiché à 100 DA le kilo. En tout cas, ce n’est pas demain qu’on retrouvera ce légume tant convoité en été sur les tables des dîners et déjeuner des cérémonies comme cela était en vogue les années précédentes. Cette saison, on a tendance, lors de ces fêtes, à adopter d’autres mets. Même le traditionnel couscous ne fait plus l’affaire dans la mesure où ce plat demande beaucoup de légumes nécessaires à la préparation de la sauce. Des légumes dont les prix ont repris l’ascenseur. La carotte est cédée à 50 DA le kilo, la pomme de terre à 45 DA, la tomate qui ne dépassait pas, en de telles périodes, les 20 DA, est affichée à 50 DA. Les viandes n’ont pas été épargnées par cette hausse, le kilo de viande rouge s’est stabilisé à 700 DA. Le poulet fait 340 DA le kilo, les œufs sont cédés à 300 DA le plateau de 30 unités, soit 10 DA l’unité. Aussi incompréhensible que cela puisse paraître, on dit que les wilayas limitrophes de Tizi-Ouzou n’ont pas connu une telle flambée. Le prix de la viande rouge est nettement moins élevé à Alger par exemple, cela de l’avis de nombreux Tizi-Ouzéens qui préparent des fêtes, qui se sont démenés pour économiser au moins quelques sous. « J’ai acheté de la viande, pour la fête de mariage de mon fils, dans un abattoir, à Alger, plus exactement à El-Harrach, à 600 DA le kilo », témoigne un villageois de la commune de Fréha, affirmant qu’il a fait le tour de la wilaya de Tizi-Ouzou où il ne l’a pas trouvée à moins de 700 DA le kilo. Chacun y va de sa propre analyse pour expliquer cette hausse vertigineuse des prix qui touche particulièrement la wilaya de Tizi-Ouzou. Une wilaya où, il faut le dire, les prix n’ont que rarement baissé pendant toute l’année. Cette flambée est loin d’être, en effet, exceptionnelle. Quoi qu’il en soit, si certains croient savoir que celle-ci est due à l’effet des spéculations, d’autres avancent la forte demande sur ces produits à l’occasion des fêtes et autres cérémonies. Ni l’une ni l’autre de ces raisons ne pourront en tout cas soulager le consommateur de la wilaya de Tizi-Ouzou, dont le pouvoir d’achat est mis encore une fois à rude épreuve. Le pire est toutefois à craindre, à l’approche du Ramadan ou pendant ce mois ? La question mérite, il est vrai, d’être posée. Les citoyens de Tizi se serrent déjà la ceinture, cela d’autant que le Ramadan coïncide cette année avec la rentrée scolaire.

M. O. B.