“Notre mouvement est toujours maintenu. Nous avons juste changé la date de notre action pour cause du week-end semi-universel qui coïncide avec cette dernière”, a affirmé le coordinateur des adjoints de l’éducation, Mourad Fertaki. Une action qui, selon la même source, intervient suite à la rupture, sans aucune explication, des négociations avec le ministère de l’Education nationale. C’est durant ces négociations que le syndicat en question a proposé son avant-projet de statut particulier.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du SNTE, à Alger, M. Fertaki a rappelé : “Nous avons proposé l’amendement de 11 articles et l’abrogation de l’article 18 du statut actuel, qui oblige les adjoints de l’éducation à assurer les permanences durant les vacances scolaires.”
“Il n’y a eu aucun contact avec la tutelle depuis le 14 juin dernier, alors que les négociations devaient prendre fin le 30 juin dernier”, a-t-il ajouté. Et d’enchaînet : “Devant cet état de fait, nous avons décidé de ne plus geler notre grève jusqu’à ce qu’il y ait du concret.” Pour ce qui est de la formation des adjoints de l’éducation, M. Fertaki dira que “nous ne voulons pas une formation sans promotion”.
D’après lui, une série de sit-in sera également observée devant le ministère de l’Education nationale et la Direction générale de la Fonction publique.
Des lettres ouvertes seront aussi adressées au président de la République, au Premier ministre, au ministre de tutelle et au ministre de Travail et de la Sécurité sociale.
Rappelons toutefois que la coordination des adjoints de l’éducation et le ministère de l’Education se sont entendus le mois de mai dernier, sur la mise en place de trois commissions mixtes afin de traiter toutes les questions soulevées par le syndicat. Pour la première commission, elle a été chargée de définir les missions des adjoints de l’éducation, la seconde concerne l’examen du dossier de la formation et la troisième étudiera la question de la promotion de cette catégorie de travailleurs de l’éducation. C’est suite à cet accord que la coordination avait décidé de geler sa grève programmée pour les 5 et 6 mai dernier.
Dans la plate-forme de cet organe syndical figurent “une révision du statut particulier avec une classification de ce corps à la catégorie 10 au lieu de 7 actuellement, le droit à la promotion au poste de surveillant général, la réduction du volume horaire à 28 heures de travail au lieu de 36 heures.”
Ce syndicat réclame également le droit à la formation et à la promotion, l’ouverture de cycles de formation pour le recyclage des travailleurs de ce corps et la suppression de la permanence des vacances scolaires pour les adjoints de l’éducation. Il demande aussi à définir la mission de chaque adjoint de l’éducation.
Lemya Ouchenir
