Ces derniers sont organisés par de grandes entreprises comme Sonatrach, Naftal, Cevital… et par des administrations publiques telles que la Direction des actions sociales (DAS) et la Direction de la jeunesse et des sports (DJS). Dans la seule ville de Souk El Tenine, pas moins de quatre camps de vacances sont organisés cette année au profit des petits, âgés généralement entre 7 et 14 ans, pour des sessions entre 12 ou 21 jours. A titre d’exemple, dans le centre de vacances du village 8-Mai 1945, dans la commune de Souk El Tenine, organisé par la DJS de Biskra pour la deuxième fois consécutive. “Ce séjour est qualifié de réussi”, selon le premier responsable du centre, M. Ben Yahia. “Même si l’autorisation a été tardivement délivrée par les services concernés de la wilaya de Bgayet et avec les aides et les soutiens des autorités locales de cette commune côtière ainsi que les habitants de la localité ; l’objectif promis de la colonie a été à l’ordre du jour”, ajoute le directeur, M. Ben Yahia. Parlant de ladite colonie. Tout a été étudié pour que l’enfant s’y sente bien.
On a mis à sa disposition une sono de musique avec tous les styles ; un autocar mis à leur disposition gratuitement par un investisseur de Biskra, pour assurer les voyages des bambins vers la plage et des différentes excursions programmées, en plus d’un stade de proximité à l’intérieur de camps, sans oublier une équipe d’animation variée composée de stagiaires et anciens moniteurs et monitrices. Dans la journée, le matin, et après quelques petits chants animés par un animateur et l’ensemble des enfants, direction la plage de Lota 1. De retour et après le dessablage, un bon repas et une petite sieste sont au menu, vers 17h30, après le goûter, l’enfant choisit une des activités offertes par l’équipe d’animation. Au programme : activité sportive, chants, danses traditionnelles ou modernes comme le hip-hop et du théâtre. L’unique condition : c’est à l’enfant de porter son choix. Chaque soir, avant le coucher, les petits vacanciers ont droit à une veillée de jeux et de chants en plus du théâtre, du cinéma, ou de contes à chaque fois, c’est selon. Vers 23 h, c’est le temps d’aller faire “dodo”, chaque enfant se dirige vers son dortoir, les filles d’un côté, les garçons de l’autre.
Ces enfants qui viennent de Biskra et de Batna visitent aussi un peu la région comme Aokas, Melbou à travers des sorties et autres randonnées. Dans ces centres, une seule chose demeure redondante : la joie des enfants. C’est le cas de Chouaib, 12 ans, qui passe ses vacances dans le même centre que l’année passée. Avec ses yeux pétillants de bonheur, il raconte : “Ici, tout est formidable, génial.
On danse, on se fait des copains. Tout est bien. Moi, je veux rester ici. Je ne veux pas rentrer chez moi, à Tolga”. Idem pour Aïssa, 14 ans, venant de Biskra-ville. En préparant la veillée du camp avec son animateur, il explique : “Ici, je fais des activités, alors que chez moi en vacances, je ne fais rien. Depuis que je suis arrivé, je suis tout le temps occupé. Je me suis fait plein de copains. C’est vraiment mieux les vacances en colonie”. Du côté des filles, c’est kifkif. “Dans le centre de colonies de vacances, on est libre de faire ce qu’on veut et on s’amuse”, dira Hadjer. Des instants inoubliables pour ces enfants, notamment pour ceux originaires du Grand Sud. Pour la première fois, ils voient la mer. Khaled, 14 ans, vient de passer douze jours dans la colonie. Il ne veut pas repartir : “Je veux rester ici. J’ai demandé aux animateurs de ne pas ramener les billets du retour”, dit-il. Idir, 26 ans, animateur stagiaire parle de ses missions dans le centre de vacances dont la principale tâche, selon lui, est éducative ainsi que des loisirs. “L’animateur est le père, la mère, le frère et la sœur de l’enfant dans un CVLJ, puisqu’il est d’ailleurs l’éducateur et aussi l’ami de chacun dans le centre”, dit-il. Brahim, 25 ans, de son côté, animateur en formation, abonde dans le même sens : “C’est un nouveau monde. L’adaptation a été rapide et c’est grâce aux anciens moniteurs et de la direction. Je suis ici pour aider et assister l’enfant 24h/24h pour partager ses loisirs et tous ses besoins”. “La vie est belle ! Mais comment peut-on se séparer de l’enfant que nous aimons ?”, s’interroge Okba, 23 ans, animateur en stage pratique. Pour clôturer ce séjour, il y a la “veillée finale”. Tous les enfants présentent les activités qu’ils ont réalisées. Lors de cette soirée, des prix d’encouragement seront remis.
Dans le but d’initier l’enfant au civisme, des petits concours élisent la chambre la plus propre, les lits les mieux faits et le résultat des activités sportives. Puis, arrive le temps des adieux et des larmes. En colonie, c’est connu, on pleure deux fois ; à l’arrivée, parce que les parents nous manquent et à la fin, car on ne veut plus quitter les nouveaux amis et les nouveaux “père-mère” de la colonie.
Menad Chikhi
