De la pluie sous les balcons

Si les trottoirs de la ville sont mouillés, à longueur de journée, ce n’est pas toujours le fait des commerçants qui rafraîchissent leurs devantures.

Des flaques d’eau dont la provenance n’est pas toujours, identifiée, font râler les passants qui traitent de tous les noms d’oiseaux les locataires de l’immeuble qui leur font subir une douche forcée. Depuis que les prix des climatiseurs ont relativement baissé nous remarquons que leur nombre rivalise avec celui des paraboles.

La chaleur de cet été a encouragé plus d’un, à changer « le climat » intérieur de sa maison grâce à cet appareil magique, pouvant souffler le chaud comme le froid.

Installés sur les murs extérieurs des habitations, les climatiseurs ne cessent, cependant de dégager des gouttes d’eau qui s’en vont allègrement, mourir sur le trottoir ou… sur les passants. Parfois, ce ne sont pas, seulement de simples gouttelettes mais plutôt une pluie d’eau douteuse qui descend en trombe sur le sol ou sur les têtes. En effet, les ménagères, très méticuleuses concernant leur intérieur ne ratent pas l’occasion de laver leur balcon à grande eau ou d’arroser leurs plantes, suspendues dans le vide, en même temps que les gens de passage quelques mètres plus bas.

La réaction est immédiate. Les insultes fusent à l’endroit du bâtiment et de ces locataires « dont la place n’est pas en ville, mais dans des endroits isolés des montagnes ». Pourtant, comme nous avons eu à le remarquer, certaines personnes ont pris la peine de récupérer l’eau en prolongeant le tuyau d’évacuation des climatiseurs.

Quant aux autres sont-ils au moins conscients du tort qu’ils font subir à autrui ? D’ailleurs, en dehors du locataire du dernier étage (?), tous les autres se plaignent de recevoir de temps à autre, de l’eau venue d’en haut.

Il est vrai qu’avec toute l’eau, de toutes sortes, qui coule à Aïn El Hammam, quelques gouttes de plus ou de moins…

A. O. T.