L’œuf, cet aliment riche en protéines et dont le prix était abordable autrefois, se fait des ailes à Lakhdaria, en grimpant en 4 ou 5 fois dans le mois atteignant des pics depassant l’entendement.
Une instabilité que les patrons des batteries de poules pondeuses attribuent aux faibles rendements obtenus durant la période de démarrage du cheptel, lequel met un temps de 4 à 6 mois pour entrer en pleine production. En plus se justifient-ils encore, du petit calibre collecté chez la poulette, un produit non seulement difficile à écouler, mais qu’on estime presque à moitié prix.
Certes, ceci y est pour quelque chose dans les périodes de pénuries, mais il n’explique pas les fluctuations très changeantes de la bourse locale de l’œuf, des variations des prix note un vendeur de la rue Lakhdari “qui surviennent tous les 2 ou 3 jours dans la semaine et où un plateau grimpe de 25 DA, puis reprend le coût de départ”. Pour exemple, celui-ci cite le mois de juillet où les producteurs comptaient la trentaine d’œufs à raison de 275 DA, lesquelles ont été revendues par les magasins, y compris le sien, pour la somme de 300 DA.
En revanche, ces mêmes aviculteurs cèdent en ce mois d’août cette denrée aux détaillants de Lakhdaria à un prix n’excédant pas les 240 DA/30, que les points de vente commercialisent à 270 DA.
Cependant, on peut inclure aux facteurs ayant influé sur la hausse du produit le climat torride qui a prévalu en juillet à Lakhdaria, a signalé le marchand de volailles et d’œufs “Des poulaillers ont été ravagés par des incendies, tel celui touché à Boulerbah, une localité d’où je m’approvisionne”.
Néanmoins, un plateau d’œufs en-dessous de la barre des 3000 DA à l’approche du mois de Ramadhan, indique selon lui “que le marché est de nouveau normalement alimenté”.
A. Chérif
