Finalement, ce week-end semi-universel, doit-on dire, n’a rien d’exceptionnel dans le sens qu’il n’a pas apporté un changement notable sur le rythme de vie, du moins concernant Tizi-Ouzou qui est passée « inconsciemment » à ce nouveau week-end. Aujourd’hui, dimanche, c’est le premier jour de la semaine et la plupart des Tizi-Ouzéens affirment que la journée d’hier, censée être une journée de repos n’a pas été, pour ainsi dire, entièrement vécue. En effet, ce « décalage » n’est pas encore adopté, les esprits fonctionnent toujours avec l’ancien emploi du temps. « C’est une question d’habitude. On va finir peut-être par s’habituer à ce nouveau week-end, mais pour le moment ce n’est pas encore le cas », estime un citoyen. Il est vrai, en somme que Tizi a « expédié » son premier week-end semi-universel comme si de rien n’était. La capitale de Djurdjura aura vécu une fin de semaine tout à fait ordinaire. Elle a ainsi gardé ses habituels vendredis moroses. La ville des Genêts a renoué avec son animation coutumière, hier, samedi. La transition qui était pourtant « historique » n’a pas été bouleversante. « On ne peut pas changer ses habitudes du jour au lendemain », explique un autre citoyen. Pour cet autre, il s’agit d’un week-end à l’envers que Tizi à vécu. « Si auparavant on consacrait le premier jour du weed-end aux achats, au marché, aux sorties et autres et le second, soit le vendredi, au repos en restant chez soi, c’est le contraire qui s’est produit avec l’application de ce nouveau week-end où les gens ont préféré se reposer le vendredi et sortir le samedi », explique-t-on. Quoi qu’il en soit, Tizi-Ouzou a vécu un vendredi ordinaire, un vendredi morose, notamment durant l’après-midi où tous les commerces ont baissé rideau. Le vendredi est consacré à la prière, et Tizi ne semble pas prête à abandonner son us sacré. C’était, en somme le calme plat le vendredi à Tizi-Ouzou. Le samedi était en revanche animé, rien n’indiquerait, en effet, qu’il s’agissait d’une journée de repos. Les artères de la ville grouillaient de monde dès les premières heures de la journée, les commerces étaient ouverts. La ville des Genêts n’affichait guère quelque chose de particulier, hormis peut-être les administrations qui n’ont donc pas travaillé. Sinon rien ne disait qu’il s’agissait d’une journée de week-end. D’ailleurs se réveillant avec l’idée d’un « samedi ordinaire » en tête, des citoyens se sont rués, comme ils ont l’habitude de le faire, particulièrement chaque début de semaine, vers les buralistes afin de se procurer leur journal. C’est en tout cas ce qu’ils nous ont affirmé. Cela pour dire que le nouveau week-end n’est pas encore complètement accueilli par les Tizi-Ouzéens, qui continuent à faire comme si de rien n’était en attendant les prochaines semaines. « On finira forcément par ni-ous y habituer » disent unaniment ceux qui nous avons apostrophés sur le sujet.
M. O. B.
