Pompeusement à Ighram et Ichelladen, platement à Akbou

L’APC d’Ichelladen a opté pour l’inauguration d’infrastructures publiques, salle de soin et salle de sport au village Ighil Oumced et cimetière de chouhada (martyrs) au village Ichelladen.

Ces activités, organisées en collaboration avec les associations des villages respectifs, ont été ponctuées de remises de prix aux lauréats et lauréates des différents cycles d’enseignement, des champions dans différentes disciplines sportives. Pour sa part, la commune d’Ighram, également en collaboration avec plusieurs associations, a prévu un riche programme pour célébrer cette date-symbole.

Des conférences, des biographies de chahid, des activités sportives et culturelles et des projections de films sont prévues à la salle des délibérations de l’APC et à la salle des sports du village Ighil Nasser.

Hier, à la ville d’Akbou, chef-lieu de daïra, rien ne signale dans les rues que nous sommes à la veille de la célébration du 20 Août. En effet, même le traditionnel embellissement des artères ne s’est pas fait cette année.

Du côté du mouvement associatif, l’attention semble être portée sur le mois de ramadan. Pour preuve, aucune association n’a prévu des activités. En la matière, même la très dynamique association Etoile culturelle d’Akbou a débarqué entièrement à Ighram pour célébrer le 20 Août, laissant Akbou à sa morosité habituelle. L’état de blocage de l’APC d’Akbou où sept élus sur les onze que compte l’APC sont en rupture de ban avec l’exécutif semble affecter tous les rouages de la société générant un état d’inertie jamais égalé à Akbou. Du côté de l’ONM, M. Bouchellah, responsable de la Kasma, nous dira : « Nous allons déposer une gerbe de fleurs au cimetière de chouhada et tenir un rassemblement à la place Colonel-Amirouche ; quant aux activités, le flambeau est entre les mains de la jeunesse, nous sommes là pour l’encadrer ! »

Le CCS (Conseil communal des sports) supervise les phases finales de sept tournois du foot organisés par les associations de quartier. Mais cette activité est loin de conférer à la célébration le cachet qu’elle mérite.

Evénement politique majeur ayant fixé les contours de l’Etat algérien libéré du joug colonial, le Congrès de la Soummam a rassemblé tous les Algériens autour de principes fondateurs et fédérateurs de l’Etat algérien.

Quand bien même aujourd’hui, des Algériens pourraient diverger, ces dates ne sauraient être réduites à de simples occasions dont la célébration serait inhérente à l’humeur présente des élus ; bien au contraire, elles sont un dénominateur commun durant lesquelles il est impératif sinon impérieux de transcender les différends de quelque nature qu’ils soient.

B. Sadi