La zellabia à 160 DA/kg

La zellabia, une sucrerie apparaissant le plus souvent au mois de Ramadhan, est de nouveau sur les étals de Aomar, mais à un prix inaccessible.

Plusieurs paramètres ont influé sur le relèvement du coût de la zellabia, surtout celui relatif à la réglementation organisant ce type de commerce d’une durée de 30 jours.

On exigeait auparavant de la personne concernée une autorisation signée par l’APC moyennant une taxe symbolique. Des facilités qui n’ont pas changé depuis l’accession du pays à l’indépendance, plus d’un demi siècle où, dit un gérant d’une pizzeria : « Mis à part le payement de ce droit, l’activité n’a jamais été soumise à des impôts ou autres ». Quant à l’actuel texte, il invite la personne désirant vendre la zellabia à se rapprocher de la Chambre du commerce pour recevoir de cette dernière un registre de commerce. Une imposition d’un document administratif, puis une radiation de ce dernier, dit le pizzaiolo « qu’on établit pas gratuitement, mais où chaque opération revient presque à un million de centimes ».

C’est ce qui pousse ces pâtissiers à réfléchir à deux fois avant de s’engager à entreprendre quoi que ce soit dans ce sens.

Cependant, le peu d’enthousiasme et l’hésitation remarqués chez ceux là, ont été amplifiées par l’augmentation du sucre à 75 DA/kg rendant de la sorte le kg de zellabia à 160 DA/kg.

A. Cherif