Pendant le Ramadhan, à Ahl El Ksar et Ouled Rached, on a l’impression que la vie s’est arrêtée, et tourne au ralenti. Des gens épuisés aux visages grimaçants qui vont et viennent pour faire leurs courses, un fardeau que ne supporte pas tout le monde !
S’ajoute à ces journées ramadhanésques mornes, l’absence d’ambiance lors des soirées est particulièrement un facteur qui rendra ce mois des plus monotones à Ahl El Ksar et Ouled Rached. En effet, le quotidien dans ces deux communes commence très lentement, cela, en outre, ne sera pas «rattrapé» la nuit. A la tombée de la nuit, les rues ne grouillent pas de monde comme ailleurs. En effet, les familles habituées ailleurs à se rendre visite après le f’tour et se permettre une bouffée d’oxygène, n’est en fait pas le cas ici à Ahl El Ksar et pis encore à Ouled Rached. Pour cause, absence totale et effrayante de lieux de loisirs pour passer quelques moments de détente. Dans ce sens, les Centres culturels, proprement digne de porter le nom de ces structures, préparent des programmes riches et variés à la veille de ce mois de carême, cependant à Ahl El Ksar, cette culture n’a toujours pas atterri dans la commune. Par ailleurs, si respectivement aux chefs-lieux de ces communes hormis ces jeunes contraints à s’entasser dans les cafétérias pour échapper à leurs ennuis quotidiens et ces personnes âgées sortant ou rentrant de la mosquée, rien n’indique que ce «mois de jeûne est de passage par ici», dira Mahmoud, un citoyen. Dans les villages, l’ambiance d’antan n’est plus la même, aujourd’hui, à cause d’une situation sécuritaire reconnue fragile et précaire pendant ce mois de carême, les citoyens ne peuvent, en effet, se permettre des sorties nocturnes, des soirées pour partager un petit thé entre copains, s’offrir une partie de dominos ou tenter leur chance au loto.
Donc, rester « chez soi » et regarder les programmes d’animation de l’ENTV, très prisée en de telles circonstances, est, situation oblige, l’unique choix pour ces villageois.
L. M.
