Les syndicats de l’Education et de la santé s’insurgent

A l’instar des syndicats nationaux de l’Education nationale qui préparent une rentrée sociale houleuse, les syndicats de la santé publique leur emboîtent le pas.

Le syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a décidé d’organiser un conseil national après le mois de ramadan. Une rencontre où sera débattue le blocage enregistré dans l’application du dossier du statut particulier qui a par la même occasion engendré le retard des concours des praticiens spécialistes de la santé publique. Le président du SNPSSP, le docteur Youcefi, a, à cet effet, affirmé que le dossier du statut particulier demeure toujours bloqué au niveau de la direction générale de la Fonction publique, et ce malgré les efforts consentis par cette dernière en coordination avec le ministère de la Santé, de la Population, et de la Réforme hospitalière pour la promulgation de ce dossier. Le docteur Youcefi a par la suite déploré le retard de la réunion de la commission qui a en charge la promulgation du dossier en question, et cela, nonobstant sa finalisation depuis maintenant plus d’une année. Rappelons toutefois que le ministère de tutelle avait donné sa promesse à cette entité syndicale lors, d’une réunion tenue en mai dernier, avec les membres du SNPSSP, d’ouvrir le premier concours des praticiens spécialistes depuis l’indépendance, et ce, juste après la promulgation de leur dossier du statut particulier. Ce conseil national, selon la même source, sera également une occasion pour évoquer le dossier du régime indemnitaire qui connaît le même sort que le premier dossier (statut particulier). Le blocage de ce dernier a occasionné aussi le retard flagrant dans la promulgation du dossier du régime indemnitaire, tandis que d’autres secteurs ont d’ores et déjà organisé des débats avec les partenaires sociaux autour de ce dossier. Malgré le non-dénouement de leur situation, le président du SNPSSP écarte toute éventuelle action jusqu’à la promulgation dudit statut. Pour sa part, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) compte organiser une assemblée générale après le mois sacré pour évaluer la situation et décider de la suite à donner à son mouvement de protestation. Cet organe syndical avait auparavant brandi la menace d’observer une grève nationale vers la prochaine rentrée sociale au cas où le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ne satisfait pas à leurs doléances. Ce syndicat lutte pour l’élaboration de son statut particulier et l’ouverture immédiate du dossier du régime indemnitaire. En ce qui concerne le secteur de l’Education nationale, le Conseil national des lycées d’Alger (CLA) a menacé de boycotter le premier jour de la rentrée scolaire, soit le 13 septembre prochain. L’intersyndicale est également invitée à adhérer à cette action. Une réunion est prévue avec l’ensemble des syndicats que regroupe cette organisation (Satef, Unpef, SETE, Cnapest et CLA) avant la rentrée scolaire pour débattre de la forme à donner à leur action et faire pression sur les pouvoirs publics afin de satisfaire à leurs revendications socioprofessionnelles. L’intersyndicale a décidé également de tenir un rassemblement devant la chefferie du gouvernement le jour de la tenue de la tripartite. Ces syndicats, faut-il le rappeler, veulent à travers ces actions exprimer leur mécontentement quant aux décisions prises dans le secteur de l’Education sans consultation du partenaire social. A titre de rappel, les revendications de ces organes syndicaux s’articulent autour de « la révision de la grille des salaires par la revalorisation du point indiciaire, la promulgation du régime indemnitaire, la révision du statut particulier pour répondre aux aspirations des enseignants et travailleurs de l’éducation et une retraite après 25 ans de service ».

Lemya Ouchenir