La chair de dinde à la rescousse des bourses moyennes

Suite à l’envolée des prix des viandes rouges atteignant 700 DA au niveau des boucheries de Tazmalt, Akbou et Ighil Ali et du poulet de chair, qui avait déjà pris des ailes bien avant le mois de Ramadhan, de nombreux consommateurs ont découvert à Aftis, 5 km à l’est de Boudjellil, deux élevages où la dinde blanche est cédée à 250 DA le kilo alors que son prix en boucherie est de loin plus chère, quand elle est dépecée et vidée : 350 DA le kilo pour la cuisse et jusqu’à 700 DA le kilo pour l’escalope, la partie la plus prisée et la plus chère au niveau des magasins de volailles. Ainsi, les citoyens trouvent une précieuse aubaine pour contourner la cherté excessive des viandes rouges ou blanches sous le coup de la spéculation, en tombant à point nommé sur ces volailles vendues directement par les producteurs. La dinde pèse en moyenne huit 8 kilos. Son poids maximal atteint 18 kilos. Les consommateurs ont largement raison de s’y rabattre puisqu’il est question de faire d’importantes économies sur la quantité de viandes dont les ménages ont besoin pour passer le mois sacré et qui se situerait autour d’une dizaine, voire d’une vingtaine de kilos.

En remplaçant la viande rouge par celle de la dinde, ça leur permet de faire déjà quelques économies et d’augmenter un tant soit peu la durée de vie des bourses moyennes lesquelles fondent comme neige au soleil face à la flambée touchant les produits alimentaires à large consommation.

Z. Z.