Si les prix de quelques légumes et fruits ont quelque peu baissé après six jours de jeûne, il n’en est pas du tout pour les viandes qu’elles soient rouges ou blanches. Pour être au fait de la chose, nous avons fait une virée, hier, au marché des fruits et légumes de Draâ El Mizan. Certes, comme c’est jeudi, jour de marché hebdomadaire, il y a quand même lieu de dire que, par exemple, le raisin ou encore d’autres fruits tels le melon ou la pastèque sont abordables pour toutes les bourses. Pastèque : vingt-cinq dinars le kilo, raisin à soixante dinars, même prix pour la carotte, pomme de terre à trente cinq dinars, courgette entre vingt-cinq et quarante dinars. Là, où il n’y a aucune baisse, c’est du côté des volailles. Vraiment, celles-ci ne font que s’envoler haut. Le poulet vif est cédé à trois cents dinars le kilo. « Ce sont les éleveurs qui fixent le prix. Il y a une forte demande et la quantité manque. En raison des grandes chaleurs des mois de juin et juillet, les éleveurs ont réduit l’élevage de la volaille.
En tout cas, on ne comprend plus rien », a préféré nous répondre un revendeur qui affirme que le prix du poulet ne va pas baisser. « Je crois même que vers la deuxième semaine du mois de Ramadhan, il va encore augmenter. Peut-être, qu’il y aurait une baisse, vers la mi-octobre », a-t-il estimé. Alors que du côté des boucheries, le prix de la viande rouge varie est fixé à sept cents cinquante dinars pour la bovine et huit cents cinquante dinars pour l’ovine. Devant les boucheries de la place du marché, point de bousculades. Ceux qui se rabattaient sur les viandes blanches se contentent maintenant de viande congelée.
« J’ai remarqué que par rapport au Ramadhan de l’an dernier, les ventes ont nettement baissé. Ce n’est pas parce que d’autres boucheries ont ouvert, mais parce qu’il n’y a plus d’argent. Si ce ne sont les quelques euros des retraités, il est temps de changer d’activité », nous a confirmé l’un des bouchers. Et ce n’est encore le début du mois sacré…
Amar Ouramdane
