Le patrimoine forestier en danger

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l Situé au cœur de la forêt d’Akfadou, Chemini respire de l’air frais grâce aux milliers d’hectares d’arbres (chêne, pin, olivier) qui couvrent cette région en lui offrant des paysages indescriptibles. Maintenant, ce n’est plus le cas, car au fil des ans, le patrimoine forestier a connu des dégâts considérables, causés essentiellement par les différents incendies qu’à connus la région, où des centaines d’hectares ont été ravagés par les feux. A titre d’exemple, lors de l’incendie déclenché entre Chemini et Ouzelaguen le mois dernier, plus de 300 oliviers ont été détruits au grand dam de leurs propriétaires. Cependant le feu n’est pas le seul phénomène qui menace l’existence de cette prestigieuse forêt, car l’homme par son instinct destructif n’a pas épargné Dame nature, son éternelle fidèle compagne. A cet effet, il n’a pas hésité un instant, d’abattre des milliers d’arbres, ne cherchant qu’à satisfaire ses besoins en matière de bois, ainsi que le gain facile, surtout que le commerce du bois est florissant. On ignore les méfaits de ce désastre sur l’équilibre écologique. Avec l’utilisation du bois pour faire la cuisine, mais aussi la flambée qu’à connue le prix du gaz butane, en hiver surtout, a poussé les gens à utiliser les moyens traditionnels tel que le “Kanoun” qui coûte moins cher, pour faire face au froid glacial qui caractérise cette région montagneuse. Par ailleurs, ce qui a facilité la tâche à ces gens, c’est que la forêt s’étend sur une vaste superficie c’est pour ça qu’elle échappe au controôe total des services concernés, surtout que des pistes ont été aménagées dans le but de désenclaver la région. Ceci a permis la pénétration des engins au cœur de la forêt, à défaut des gros moyens, les dos-d’ânes feront l’affaire, car tous les moyens sont utilisés, pourvu que le bois soit acheminé vers sa destination prévue. Une mort certaine est programmée la forêt d’Akfadou (le poumon de la Basse Kabylie) qui semble n’inquiéter personne. Afin d’éviter ce désastre, il faut tout d’abord que le citoyen soit conscient des risques émanant de la destruction de nos forêts, car chaque arbre abattu, c’est une bouffée d’oxygéne de moins. Il faut que la population de la région se rende à l’évidence que la protection de l’environnement est l’affaire de tous, car on ne peut pas mettre un garde forestier derrière chaque citoyen.

Karima Rili

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