Difficile d’être éleveur

l Il y’a encore quelques années, l’activité de l’élevage en général et celle du poulet en particulier demeurait faible, monopolisée par quelques initiés, mais ces trois dernières années, l’on assiste à un fort investissement dans ce créneau presque vierge. En effet, ils sont plusieurs à venir investir dans l’élevage du poulet, la plupart sont inéxperimentés et ils ignorent parfois tout du métier. A priori, c’est plutôt simple car il suffit que l’investisseur dispose en premier lieu d’un local spacieux ou de deux qui serviront d’hangar (qu’il peut facilement se procurer chez des particuliers), et en second lieu, de quelques ustensiles et matériel de travail tels que les mangeoires, abreuvoirs, bouteilles de gaz butane, équipés de fourneaux et de barils d’eau indispensables pour l’élévage du poulet et disponibles sur le marché. Et aussi,et surtout d’une somme d’argent allant de 15 à 20 millions de centimes afin de s’approvisionner en poussins et en aliments pour les nourrir. Ceci dit, une fois que toutes ces conditions sont réunies, l’activité de l’élevage peut désormais commencer. Toutefois, le plus dur reste à accomplir, puisque l’éleveur doit impérativement veiller H24 et 7 jours sur 7 et ce, durant deux mois à ce que les poussins soient nourris, abreuvés, chauffés, vaccinés et soignés, ainsi ils seront entourés de tous les soins comme des petits bébés. Par ailleurs, l’hygiène, l’aération et la vaccination devront être prises au sérieux, car la moindre défaillance peut entraîner un taux de mortalité très élevé. et c’est en effet ce qui se produit souvent chez beaucoup d’éleveurs inexpérimentés, qui par ignorance, négligence ou bien par manque d’attention, subissent de lourdes pertes, surtout en cette période de canicule durant laquelle plusieurs éleveurs déposent leur balais suite à des négligences et des défaillances entraînant par conséquent la perte de centaines de poulets à quelques jours seulement du début de l’opération de commercialisation. Certes, les séries produites aux mois de juin-juillet et juillet-août sont réputées par des taux de mortalité très élevés, mais les mauvaises conditions du travail ainsi que le non respect de certaines normes sont en effet les principales causes de la faillite de ces investisseurs, souvent dupés et attirés par des gains consistants et rapides. Rappelons qu’en absence d’une réglementation régoureuse en la matière dans cette activité, des poulaillers continuent de proliférer comme des champignons ici et là.

Djamel. M