Les premiers villages visités sont Ighram-village dans la commune d’Ighram, Felden dans la commune d’IChelladen et Ighil n-Tala dans la commune de Tamokra.
Un accueil des plus chaleureux a été réservé aux membres de l’association dans ces villages où les habitants ont pu profiter ensemble de projections de films documentaires, scientifique et autres sur l’histoire.
Le programme s’étalera jusqu’à la fin du mois de Ramadhan et touchera d’autres villages et les grands quartiers de la ville d’Akbou, à l’exemple du village colonel-Amirouche, Tifrit, Sidi Ali, Guendouza et Ifren.
Au sujet de cette activité et des buts qui lui sont assignés, Mouloud Salhi, président de l’AEC, nous dira : « Nous voulons, par le cinéma, instaurer et créer des espaces de débat autour de thématiques qui engagent durablement la société algérienne prise dans le cadre des mutations mondiales et des enjeux qui s’y affairent. De plus, cette activité est organisée en étroite collaboration avec les associations des quartiers et villages, c’est un premier pas vers la création d’un réseau d’associations solidaires les unes des autres capable à même de relever le défi de développement ».
Sur un autre chapitre, le théâtre amateur en l’occurrence, la ville d’Akbou accueillera du 12 au 17 septembre prochain le cinquième Festival du théâtre amateur amazigh auquel participeront une dizaine de troupes théâtrales. S’inscrivant également dans la logique d’enroulement et de désenclavement en matière d’animation culturelle des espaces habités relevant administrativement de la daïra d’Akbou, des villages des communes d’Ighram et d’Ichelladen verront se produire chez eux des représentations théâtrales.
Enfin, l’association tiendra deux cycles de formation au profit des leaders associatifs. La première formation portera sur « les techniques d’animation pour enfants et les jeux de coopération ». Elle consiste en la dotation des animateurs d’un certain nombre d’outils et techniques en mesure de rendre leurs interventions efficientes dans le cadre général de « la gestion positive des conflits ». Cette formation sera dispensée par Florence Buseyne, enseignante de formation et membre du Comité international de soutien aux peuples (CISP) partenaire de l’association dans le cadre du programme.
La deuxième formation a pour thème : « Gestion administrative (financière et communication) des associations », elle sera dispensée par le consultant Docteur Toualbia au profit des leaders associatifs de la ville de Bgayet et du littoral. Le Festival du théâtre amateur amazigh et ces deuxièmes journées de formations entrent dans le cadre de la clôture du programme « univers culturels de la jeunesse à Akbou » porté par l’association et appuyé financièrement par le programme ONG II et le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS).
Bien que le tout Akbou semble plongé dans une ambiance morose en ces premiers jours, chauds et humides, de Ramadhan, des membres d’une association, seuls sur le terrain tentent tant bien que mal de meubler un grand espace géographique d’activités culturelles à même de redonner goût aux arts et de procurer, un tant soit peu de joie, aux habitants des villages. En attendant de voir les autres associations de la ville d’Akbou lui emboîter le pas, l’AEC est présentement le seul astre qui illumine sur Akbou et sa région.
B. Sadi
