A cet effet, la tutelle et les syndicats du secteur ont décidé le prolongement de l’année scolaire de 27 à 35 semaines, et la consécration du vendredi et du samedi comme journées de repos, en plus du mardi après-midi.
Ainsi donc, cette nouvelle réglementation obligera les élèves à ne pas quitter l’école jusqu’à des heures tardives de la journée. Effectivement, les élèves seront contraints de passer huit longues heures en classe, à cause de la surcharge des séances.
Les directeurs des établissements scolaires seront, eux aussi, confrontés à un autre problème, celui de la répartition des quatre heures du jeudi sur les jours de la semaine.
Toutefois, le président du syndicat national des travailleurs de l’éducation a affirmé que « les directeurs des établissements scolaires ont cherché un moyen adéquat pour dispatcher les quatre heures juste après la déclaration de Benbouzid, dans laquelle il a fait savoir que son département a tranché officiellement sur les modalités d’application du nouveau week-end ».
Le ministre, faut-il le rappeler, avait précisé que les spécialistes vont prendre en charge la répartition des quatre heures. Alors qu’en réalité ce sont « les directeurs qui se tuent pour trouver une solution à ce problème étant donné que la rentrée scolaire approche à grande enjambée », poursuit encore notre interlocuteur.
Ces directeurs, précise-t-il, se trouvent actuellement devant un casse-tête. Ils ne savent pas comment consacrer l’après-midi du mardi au repos, alors que plusieurs établissements enregistrent un déficit en classes scolaires.
« Avec la répartition des quatre heures, les directeur ont convenu que les élèves auront cours de 8h jusqu’à 12h, et de 13h30 à 17h30 », dira la même source.
Pour sa part, le porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) n’a pas apprécié la consécration de deux jours comme journée de repos, en plus du mardi après-midi. Il dira à ce sujet que le ministre nous a obligés à accepter sa proposition du fait qu’il ne nous a pas laissé le choix de refuser sa proposition ou d’en évoquer un autre, étant donné que ce dernier a insisté sur le fait de ne pas porter atteinte au vendredi puisque c’est une journée sacrée. « Obliger les élève à étudier huit heures chaque jour aura des conséquences sur leur capacité d’assimiler les cours », explique-t-il.
Lemya Ouchenir
