Des projets de développement relancés

La commune d’Ath Mansour relevant de la daïra de M’chedalah, distante de 45 kilomètres à l’est du chef-lieu la wilya de Bouira a reçu son lot de projets inhérents au développement local à l’instar des autres communes de la wilaya. Ses projets représentent une réelle bouffée d’oxygène aussi bien pour la population que pour les élus de la gouverne. Si pour les premiers cités, l’effet attendu reste les services et les prestations fournies dont ils bénéficieront dans leurs achèvements qui se traduira, sans conteste, pas la réduction des distances à parcourir, la proximité de la prestation recherchée, et attendue, en particulier pour les édifices et les équipements publics. Les élus quant à eux misent en particulier sur l’effet d’entraînement qu’auront à engendrer ces projets en amont et aval (absorption du chômage, réduction des dépenses publiques pour certains secteurs tel le transport scolaire, amélioration de la vie quotidienne des citoyens). Ainsi, la commune bénéficie au courant de cette année du lancement de nombreux projets, à l’image de celui de l’amélioration urbaine de la localité d’Ath Bouali, une contrée de quelque 5000 habitants. L’action touchera les routes, les trottoirs, l’éclairage public… sur une distante de 900 mètres linéaires. Seulement, même s’ils étaient entamés depuis trois mois, ils ont accusé un retard significatif au regard du taux d’avancement des travaux constatés qui ne dépasse guère les 15 %. Les causes avancées par l’entreprise réalisatrice du projet serait le terrain rocheux sur lequel se réalise le projet mais qui est vite réfuté par la wilaya, qui a tenu à rappeler que ce phénomène n’est pas une nouveauté dans la région. Sur ce, des instructions ont été données de façon à renforcer le chantier par un effectif adéquat pour l’achever dans les délais contractuels tout en sachant qu’il n’en restait que 07 courts mois. La canalisation des eaux usées a été prise aussi en charge au profit de cette localité, sur une distante de 550 mètres linéaires. Sur cette opération, la conduite principale a été achevée en attente des raccordements des foyers. La même remarque a été faite à l’entreprise chargée de sa concrétisation qui avançait cette fois-ci le phénomène des oppositions brandies par les citoyens, chose qu’aurait refusé le maire de la commune. Il est à noter que ce projet consommera 1,8 milliard de centimes pour sa concrétisation. Le secteur de l’éducation a, quant à lui, bénéficié de la construction d’un nouveau CEM qui permettra de désengorger l’unique établissement existant actuellement sis au chef-lieu de la commune qui requiert des collégiens un parcours de 02 kilomètres pour rallier l’établissement.

Seulement, là aussi, le retard est flagrant pour cet édifice. Inscrit en 2006, pour des raisons diverses, les travaux de sa réalisation n’ont été entamés qu’en mai dernier. Aujourd’hui le taux d’avancement des travaux n’est pas satisfaisant puisqu’il ne l’est que de 20 %. Et comme il est attendu à être réceptionné en mars 2010, des orientations ont été aussi données par le wali à l’entreprise la sommant de renforcer l’effectif du chantier afin de l’achever dans les délais.

Un projet pour lequel le trésor public déboursera une somme de 6,8 milliards de centimes pour sa réalisation. Le secteur des affaires religieuses n’a pas été laissé pour compte puisque ladite localité a aussi bénéficié d’un projet de construction d’une mosquée à Ath Zeggane, dont le volet financier tablera en premier lieu sur les donations des bienfaiteurs et l’apport de la wilaya qui s’est chargée du paiement du suivi du bureau lors de sa réalisation pour une somme de 150 millions de centimes sur un montant estimatif du projet qui est de l’ordre de 5,7 milliards de centimes.

Farid K.