Carrefour d’Oughazi, point de rendez-vous avec la mort

Ce carrefour qui est un point de séparation entre la RN30 et la RN26 à l’entrée de la nouvelle-ville de M’chedallah est un véritable traquenard pour les automobilistes.

Malgré de nombreuses modifications et de nouveaux aménagements, ce carrefour continue à enregistrer d’effroyables accidents de la circulation qui fauchent des vies humaines en plus de considérables dégâts matériels, et pour cause, le grand nombre des accidents qui surviennent en ces lieux sont des « collisions frontales à grande vitesse ». Il ne se passe pas une semaine sans que des familles ne soient endeuillées à cause de la complexité de ce carrefour qui met à rude épreuve la compétence des ingénieurs des travaux publics et qui tient en échec toutes les tentatives à réduire le danger qu’encourent tous les automobilistes qui transitent par ces lieux. Ni les pointillés lumineux, ni le tracé des deux voies n’ont servi à grand-chose pour éloigner le danger, il n’est pas aisé de décrire ce carrefour et présenter à nos lecteurs un schéma clair, la seule prévision qui peut être apportée est le fait que ces lieux qui payent les frais de la difficulté de ce carrefour sont ceux qui utilisent l’axe médian pour quitter la RN26 et s’engager sur la RN 30 en direction de M’chedallah, le chauffeur qui arrive en sens inverse bien souvent à grande vitesse se retrouve dérouté par le véhicule qui s’engage sur la ligne médiane tel un véhicule qui se retrouve au milieu de la route ne sachant plus s’il doit le mettre du côté gauche ou celui de droite.

Se sont les quelques secondes d’hésitation qui sont toujours à l’origine de la collision la plupart du temps mortelle, d’autant plus qu’à environ 100 m se trouve un autre branchement qui permet aux automobilistes venant de M’chedallah de rejoindre la RN 26 en direction de Raffour où au point de rencontre de ces deux routes se trouve un « Stop ». Entre le branchement et le dangereux carrefour se trouve une construction, une huilerie de l’ex-ERECPO, réalisée en forme de triangle qui réduit sensiblement la visibilité entre les deux branchements.

Le danger se multiplie en deux la nuit, en raison de l’absence d’éclairage public. Quels que soit la vigilance et le sang-froid des usagers de ces routes à grande circulation, il est difficile de franchir cet endroit sans perdre son self-contrôle devant un « chassé-croisé » de phares qui circulent dans tous les sens et à grande vitesse dans un environnement entouré d’une obscurité totale. Ce carrefour doit faire l’objet d’une nouvelle étude, une urgence que dicte la prochaine livraison du tronçon de 2 km entre M’chedallah et ce carrefour, un tronçon en ligne droite en cours de modernisation qui incite à la vitesse.

Les nouvelles lois qui se veulent plus sévères envers les chauffeurs pris en faute ont certainement produit un résultat dans l’objectif recherché, mais ce résultat serait beaucoup plus important si d’autres lois venaient à cibler les concepteurs des plans et les constructeurs des routes quand il y a défaut de réalisation.

Les « chauffards » ne sont pas seulement ceux qui roulent sur les routes, mais aussi ceux qui réalisent ces routes de manière expéditive, nos législateurs doivent penser à leur amputer leur part de responsabilité.

Oulaïd Soualah