Des produits avariés à portée de mains des enfants

Les commerçants activant au rez-de-chaussée du bâtiment A de la cité des 60 logements Djouahri de Aomar, faute de bennes à ordures sur les lieux, déversent leurs produits périmés dans un coin de l’espace réservé aux jeux d’enfants.

Lorsque ces marchandises, notamment des produits de pâtisseries, les denrées commercialisées par les alimentations générales et des fruits et légumes, évacués par les commerces sont vite récupérés au petit matin, cela ne pose pas de problème, mais déplore un locataire « ils constituent une menace chaque fois qu’on les abandonne à portée des mains innocentes ».

Une exposition trop prolongée d’aliments avariés, que les enfants du quartier lors de leurs séances de défoulement sur la place, manipulent sans mesurer le danger que cela représente. D’un air sérieux, voire grave, le résidant père de famille lance inquiet : « Imaginez qu’ils avalent un peu de ces pâtisseries, et autres fruits avariés, ils finiraient sur les bancs de l’hôpital pour intoxication alimentaire ».

Bien sûr, ils ne sont pas restés les bras croisés et pour préserver la santé de leurs enfants de tels accidents, les locataires se sont rapprochés des commerçants pour les informer sur la gravité de la situation ; évidemment, ces derniers leur ont répondu, rapporte le concerné « on est conscients de cela, mais où voulez-vous qu’on jette nos déchets ? »

Une benne à ordures que videraient régulièrement les services concernés de l’APC de Aomar, tirerait d’affaires certainement et les résidants des 60 Logements et les commerçants exerçant sur l’un des immeubles orienté vers la RN 5.

Certes, pour l’heure, aucune urgence due à une intoxication alimentaire n’a été signalée, mais demain qui sait ?

A. Chérif