Les enseignants contractuels ne décolèrent pas. Bien au contraire, ces derniers comptent aller vers des actions plus radicales, afin de faire valoir leurs doléances.
Une réunion du Conseil national des enseignants contractuels (Cnec) aura lieu cette semaine pour évaluer la situation socioprofessionnelle d cette catégorie d’enseignants. Il sera question également de décider de la forme du mouvement de protestation à entreprendre. Devant le refus de la tutelle de trouver une solution adéquate et définitive au problème des enseignants contractuels, les membres du bureau national du Cnec optent pour l’action la plus radicale. “Au cas où la tutelle continue à faire la sourde oreille quant à nos revendications, notre conseil brandit la menace d’observer la grève de la faim illimitée”, a tonné la représentante du Cnec, Meriem Maârouf.
Il faut dire que cette grève de la faim semble la voie choisie par ce collectif d’enseignants comme dernière alternative et après épuisement de toutes les voies de dialogue.
Par ailleurs, et concernant la déclaration du ministre dans laquelle, il avait affirmé que le concours aura lieu en mois d’octobre prochain, la représentante du Cnec a fait savoir, à ce sujet, qu’”aucun concours n’a été organisé jusqu’à l’heure actuelle, tandis que le département de Benbouzid avait programmé le concours pour le mois d’octobre”. “La tutelle n’a pas encore affiché la date des concours, qui doit l’être 45 jours avant leur déroulement”, poursuit encore notre interlocutrice. Et d’enchaîner : “Le ministre nous a, à plusieurs reprises, affirmé que notre situation connaîtra sont dénouement dès l’ouverture des concours, tout en prenant en compte les années de service des enseignants, mais nous n’avons rien vu venir sur le terrain”. “Nous ne croyons plus aux promesses du premier responsable du secteur qui est censé régler notre situation”, a-t-elle ajouté.
Le Cnec avait donné au ministère de tutelle un ultimatum d’une semaine.
Si aucune date de concours n’est affichée, les enseignants contractuels promettent de renouer avec la protesta.
Ce syndicat n’est pas allé par trente-six chemins pour critiquer le premier responsable de l’éducation nationale, en précisant qu’“il avait affirmé que les enseignants ont été payés, alors que certains exerçant dans la wilaya de Tizi-Ouzou et ceux de la wilaya de Béjaïa confirment le contraire”.
Dans la plate-forme des revendications des enseignants contractuels figurent “l’intégration des enseignants contractuels employés avant le 31 décembre de l’année en cours et l’intégration de ceux qui ont exercé une année d’emploi, et enfin la réintégration des enseignants contractuels exclus abusivement”.
Il semble que la situation de près de 40 000 enseignants contractuels ne connaîtra pas de dénouement puisque la tutelle persiste dans le silence et le Cnec n’est pas près à faire marche arrière jusqu’à avoir gain de cause.
Lemya Ouchenir
