La friperie au secours des démunis

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La deuxième décade de ce mois de Ramadhan entamée, l’atmosphère est très fébrile, compacte et animée aux marchés hebdomadaires de la vallée de la Soummam.

Que ce soit àTazmalt, Sidi Aïch, El Kseur, pour ne citer que ceux-là, connus pour la disponibilité de friperie, devenus royaumes des bourses modestes et des couches populaires. En effet, dans ces marchés, c’est la ruée des petites gens, on s’y approvisionne autant que faire se peut et pour pas cher. Ces marchés regorgent de camelots ambulants qui proposent leur fripe pour presque rien, on peut acheter des choses dix fois moins chers que les prix affichés dans le magasin du coin. L’engouement que suscitent ces lieux auprès des citoyens démunis et ceux aux revenus bas est énorme.

On y vient de toutes les contrées de la vallée de la Soummam et même des wilayas limitrophes pour se vêtir sans se saigner les veines. Par ces temps très difficiles où la paupérisation a gagné la majorité de la population, il faut dire que le citoyen y trouve souvent son compte. Après les dépenses du mois de “rahma” sic…, il va falloir penser aux dépenses de l’Aïd el fitr et la rentrée scolaire, deux autres épreuves pour les bourses dérisoires. Ces lieux de négoce constituent un point de convergence et d’affluence, des endroits incontournables pour pouvoir parer à l’essentiel sans se ruiner. Ces lieux sont le “pouls” d’une société qui se précarise et s’appauvrit de plus en plus face à un pouvoir d’achat des plus alarmant.

Décidément, pour la majorité des citoyens, le régime d’abondance n’est pas pour demain…

B. R.

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