Contrairement au calme, somme toute relatif qui prévaut depuis le début du mois de carême, une certaine fébrilité règne en ville, ces derniers jours, telle une ruche au printemps, Aïn El Hammam est entrée brusquement dans l’effervescence inhabituelle des grands rendez-vous. Les gens encombrent les trottoirs par d’incessants va-et-viens. Même si l’Aïd est encore loin, la rentrée scolaire arrive par contre à grands pas. On s’y prépare déjà avec, pour le moment, l’achat de vêtements, de chaussures et autres tabliers. Le tour des livres et des cahiers ne viendra qu’à partir du treize septembre, premier jour d’école. En prévision de ce jour, un peu particulier, toujours assimilé à une fête, les écoliers choisissent eux-mêmes leurs habits “d’apparat”. Les magasins de vêtements sont assaillis dès les premières heures de la matinée.
Des enfants accompagnés le plus souvent de leurs mères, font la tournée des boutiques, une à une, à la recherche d’un pantalon ou d’une chemise pouvant allier qualité et prix. Ce qui, à en croire les concernés, relève de l’utopie. Pour avoir des fringues à bon prix, autant se rabattre sur la fripe et espérer tomber sur “un chiffon” acceptable. Pour habiller en magasin, un garçon de quinze ans peu exigeant, les parents doivent débourser plus de deux mille cinq cents dinars. Quant à habiller une jeune fille du même âge, il faut aller au-delà des quatre mille. Il reste que de nombreux parents doivent satisfaire les besoins de plusieurs enfants, à la fois.
Inutile de s’amuser à établir une facture pour éviter de couper l’appétit à ceux qui n’ont pas encore fait leurs achats. Notons tout de même que les livres scolaires seront distribués, gratuitement aux élèves des écoles primaires et des CEM. Des dépenses en moins, tout de même.
A. O. T.
