S’il convient de le rappeler, la population de Maâmar dans la commune de Draâ El Mizan avait l’an dernier bloqué la RN 25 durant trois jours pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de vie notamment les routes qui mènent aux villages de Thala Maâmar, d’Ighil Bourthane et d’Ath Ouhadjem. Les autorités de wilaya avaient alors promis la réfection des axes routiers concernés. Finalement après la réalisation des fossés en béton sur la route allant de la RN 25 jusqu’aux villages, l’entreprise détentrice du projet y a lancé les autres travaux. “Nous croyons que les travaux étaient abandonnés”, nous a appris un citoyen du village d’Ighil Bourthane. Et d’ajouter : “maintenant, nous savons que les promesses sont tenues. L’entreprise a repris les travaux avec une cadence soutenue. D’ici quelques jours, la route sera bitumée en béton bitumineux”. Effectivement, il nous a été donné de constater que les travaux vont bon train. “Dès que la première route précitée sera achevée, l’entreprise effectuera les travaux sur la route de Thala Maâmar qui a déjà subi les premiers traitements”, a ajouté le premier intervenant. ll faut dire que là où les engins ne peuvent pas passer, les accès seront dallés en béton. Le foyer pour jeunes tant attendu par la jeunesse des villages de Maâmar a été déjà mis en service en juillet dernier. “Il est équipé avec un matériel pouvant servir les jeunes en attendent l’arrivage d’autres équipements.
Pour le moment, il est dirigé par un agent de l’APC”, nous a confié un habitant de la cité. Même si ces améliorations viennent à point nommé soulager les habitants de ces villages, la restructration de la cité de Maâmar demeure l’une des revendications essentielles des occupants qui souffrent non seulement de l’état délabré des habitations, mais aussi de promiscuité. “Si au lendemain de l’indépendance, mon père y habitait dans deux chambres et une cuisine avec sa famile de six personnes, aujourd’hui, nous sommes plus de douze dans les même conditions”, tels sont les propos d’un jeune homme marié vivant avec ses parents. A quand la résorption de cet habitat précaire tant promis ? s’interroge t-on.
Amar Ouramdane
