« Nos logements sont les seuls qui n’ont subi aucune réfection depuis leur inauguration au début des années 80. On nous a oubliés », nous a déclaré un enseignant habitant dans l’un de ces trois immeubles situés tout près du CEM frères Harchaoui où circulait une pétition afin de l’adresser aux autorités concernées. Notre interlocuteur nous montre alors les façades des immeubles dont les murs ont perdu leur éclat depuis des années. En plus de la peinture extérieure, ils demandent la réfection de l’étanchéité. « Ceux qui habitent dans les logements des derniers étages souffrent des infiltrations d’eau », a-t-il enchaîné. Et d’ajouter : « Nous allons saisir par écrit le chef de daïra, le maire et le wali ». A Draâ El Mizan, il reste encore des blocs qui n’ont bénéficié d’aucune réfection à l’exemple de la cité en face de l’ex-ONACO. « Nous avons écrit partout. En vain », nous a fait savoir un habitant de cette cité. Alors que d’autres immeubles plus récents à l’image de ceux localisés en face du siège de la daïra ont été repeints depuis près de deux ans au même titre que la cité des 160 Logements ainsi que la cité deux cents Logements baptisée au nom du colonel Amar Ouamrane. Pour notre premier interlocuteur, cette revendication doit aboutir car lui et les dix-sept autres ont longtemps attendu. « Nous sommes confiants que cette démarche va avoir un écho car ce n’est pas quelque chose qu’on vient d’inventer quand on voit que les blocs des 64 Logements tout près de nous ont été réfectionnés », a-t-il conclu.
Amar Ouramdane
