l Sur le chemin départemental n°97, reliant Aïn Bessem à El Hachimia, un spectacle digne des côtes poissonneuses de Zemmouri et Ténès se met en place chaque après-midi. Des adolescents en « pantacourt », la canne en l’air et les zygomatiques éreintés par le rire, prennent place sur les rivages du lac du barrage de l’Oued Lakhal, un ouvrage construit au début des années 1980, ayant une capacité de 30 millions de m3. Après un hiver assez généreux, le barrage tient en réserve actuellement pas moins de 20 millions de m3. Les jeunes sont parfois accompagnés d’enfants en bas âge, curieux d’assister aux séances de pêche et tentés aussi de se débarbouiller dans les eaux boueuses du lac. Et c’est dans des circonstances semblables que des jeunes ont pu être carrément « absorbés » par la vase pendant les saisons passées. L’an dernier, une personne noyée en ces lieux, est restée collée à la vase comme par des ventouses pendant une semaine. Son cadavre n’a pu être récupéré qu’après intervention des plongeurs de la Protection civile d’Alger et Béjaïa venus renforcer les équipes de Bouira. Il faut souligner que dans cette région éloignée de la mer, le barrage de l’Oued Lakhal constitue le seul lieu de détente en ces temps de canicule aoûtienne pour les familles modestes. Quatre à cinq kilomètres de marche pour rallier de lac, et le tour est joué. Certains jeunes et même des adultes font durer le plaisir jusqu’à une heure tardive de la nuit. A. N. M. Tout sauf l’hygiène
aEn se frayant difficilement un passage pour trouver la porte du marché, le citoyen doit être plus que vigilant car les portefeuilles se volatilisent aisément en cet endroit, mais il faut dire que depuis quelques temps, les pickpockets qui rôdent dans les parages redoublent d’ingéniosité pour délester leurs victimes.
Huit heures trente, le marché hebdomadaire de Bouira est déjà bondé de monde. Bousculades, désordre, échauffourées règnent au beau milieu de la chaussée. Les bus et autres transports en commun qui affluent de différentes régions ont du mal à accéder à la gare routière, et pour cause, des étals empiètent sur la voie réservée aux transporteurs. Des éléments de la police invitent les propriétaires de ces étals à déguerpir, mais cela ne semble pas les gêner outre mesure car ils savent qu’ils vont se réinstaller quelques mètres plus loin à l’abri du regard des agents de l’ordre public. En se frayant difficilement un passage pour trouver la porte du marché, le citoyen doit être plus que vigilant car les portefeuilles se volatilisent aisément en cet endroit, mais il faut dire que depuis quelques temps, les pickpockets qui rôdent dans les parages redoublent d’ingéniosité pour délester leurs victimes. Des victimes qui, généralement sont des personnes âgées et qui ne sont pas vraiment sur leurs gardes. Malgré une présence policière très remarquée, les commerces informels pullulent. Ventes de CD gravés, lunettes de soleil, cassettes audio et vidéo, revues et magazines, en passant par les tee-shirts made in China et autres effets vestimentaires sont ainsi exposés à la poussière et aux aléas du climat. Un peu plus loin, ce sont les denrées alimentaires qui se font bronzer au soleil de Bouira. Les œufs dit du jour, la viande blanche, dindes et autres volailles qui se rôtissent à la chaleur de l’astre Phébus en attendant un client potentiel. Les prix que l’on pourrait croire compétitifs ne le sont malheureusement pas et les tarifs pratiqués dans des boucheries de la ville sont parfois en deçà de ceux du marché. La viande rouge, les tripes et abats sont à peine visibles derrière les nuées de mouches qui envahissent les étals de ces bouchers. « On vends des mouches ici ? », s’interroge un émigré « bcbg, » étonné de voir les conditions d’hygiène du marché. Visiblement déconcerté, l’émigré repart son couffin vide sous le bras. A noter également que l’estampille du vétérinaire, qui devrait en tout état de cause figurer sur la viande proposée à la vente, n’est pas toujours apposée sur la marchandise. Mais cela ne gène en rien les bouchers qui s’évertuent à vous désigner les testicules de l’animal prouvant que c’est un mâle. Bel argument à défaut d’hygiène !Hafidh B.
El Esnam/Bouchons routiersUne heure et quart pour rallier Bouira !
La circulation routière sur le tronçon routier de la RN 5 traversant la ville d’El Asnam a battu tous les records pendant cette saison estivale. Le plateau à double voie surplombant les virages de Oued D’hous est devenu un véritable cauchemar pour les conducteurs se rendant à l’est du pays ou en direction d’Alger. Un simple exemple de cet état de fait s’est produit avant-hier après-midi lorsque la circulation s’est complètement arrêtée pendant plus d’un quart d’heure contraignant les automobilistes à chercher d’autres voies de secours à travers champs et pistes rurales. La débandade qui s’en est suivie a paralysé le mouvement des véhicules sur plusieurs kilomètres. Un chauffeur de retour de mission de M’chedallah en véhicule léger à mis une heure et quart entre El Esnam et Bouira, soit une distance de 13 km !Ce tronçon a toujours constitué un goulot d’étranglement de la RN5. Mais depuis que la sécurité est revenue sur nos routes et que les activités économiques ont induit un accroissement du parc auto sur l’ensemble du territoire national, les choses commencent sérieusement à se corser. A cela s’ajoute, bien sûr, le manque de civisme de certains conducteurs de poids lourds qui, souvent, recourent à l’opération « escargot » : avec une vitesse réduite, les camionneurs forment une file ininterrompue qui ne laisse aucune brèche pour le dépassement des véhicules légers. A l’allure où vont les choses et au vu des surcoûts économiques engendrés par une circulation chaotique, seule la future autoroute en construction pourra régler le problème du trafic routier. Les travaux sont actuellement concentrés au niveau du tronçon El Kadiria-Aïn Turck où les ouvrages d’art (viaducs et tunnel) ont consommé temps et argent. Amar Naït Messaoud
ImazdhourarEncore un vol de bétail
La localité d’Imazdhourar implantée à environ six km à la sortie est de la commune de Saharidj, a encore enregistré vers la fin du week-end dernier un vol de bétail où une dizaine de vaches et de veaux ont été subtilisées à leurs propriétaires qui ont aussitôt après la découverte de cet acte déposé des plaintes au niveau de la brigade de la gendarmerie locale. A noter que cet acte est le énième en son genre a être perpétré dans cette localité. Le dernier en date remonte à trois mois environ et pour rappel, les voleurs ont été pris la main dans le sac en train d’achever leur sale besogne par les riverains qui les ont conduits à la brigade de la gendarmerie de la commune de Saharidj où ils ont été mis en garde à vue avant leur transfert devant le procureur de la République qui les a placés sous mandat de dépôt en attendant leur jugement. Omar Soualah
M’chedallah
Le calvaire des fins d’après-midi
l Au vu de la flotte quotidienne de fourgons qui dessert la ligne M’chedallah-Bouira, avec la bifurcation sur Ath Leqsar, il est inimaginable de penser à un quelconque déficit en la matière. Mais, il se trouve qu’après 17 heures, il est très difficile de trouver une place vers la direction est de Bouira. Les travailleurs qui font la navette chaque jour entre les villages de la montagne (Saharidj, Aghbalou…) et le chef-lieu de wilaya sont, sur ce plan, pénalisés. La preuve en est cette masse de gens qui se mettent à l’auto-stop au niveau de la station de fourgons dès que le dernier de ces véhicule quitte les lieux. Rejoindre Imesdhourar ou Ath Rached à partir de 17 heures n’est pas chose aisée. Et pourtant, ce sont des dizaines d’ouvriers et de fonctionnaires qui travaillent à Bouira et habitent parfois à plus de 50km de là. Généralement, c’est le système « D » qui finit par prévaloir, à savoir les taxis clandestins, les copains, connaissances du village qui ont la chance d’être véhiculés… Un fonctionnaire célibataire et apparemment résigné, nous avoue qu’il lui est arrivé plusieurs fois de passer la nuit dans son bureau. A. N. M.
Barrage de l’oued Lakhal (Aïn Bessem)Le danger guette les enfants
l Sur le chemin départemental n°97, reliant Aïn Bessem à El Hachimia, un spectacle digne des côtes poissonneuses de Zemmouri et Ténès se met en place chaque après-midi. Des adolescents en « pantacourt », la canne en l’air et les zygomatiques éreintés par le rire, prennent place sur les rivages du lac du barrage de l’Oued Lakhal, un ouvrage construit au début des années 1980, ayant une capacité de 30 millions de m3. Après un hiver assez généreux, le barrage tient en réserve actuellement pas moins de 20 millions de m3. Les jeunes sont parfois accompagnés d’enfants en bas âge, curieux d’assister aux séances de pêche et tentés aussi de se débarbouiller dans les eaux boueuses du lac. Et c’est dans des circonstances semblables que des jeunes ont pu être carrément « absorbés » par la vase pendant les saisons passées. L’an dernier, une personne noyée en ces lieux, est restée collée à la vase comme par des ventouses pendant une semaine. Son cadavre n’a pu être récupéré qu’après intervention des plongeurs de la Protection civile d’Alger et Béjaïa venus renforcer les équipes de Bouira. Il faut souligner que dans cette région éloignée de la mer, le barrage de l’Oued Lakhal constitue le seul lieu de détente en ces temps de canicule aoûtienne pour les familles modestes. Quatre à cinq kilomètres de marche pour rallier de lac, et le tour est joué. Certains jeunes et même des adultes font durer le plaisir jusqu’à une heure tardive de la nuit.
A. N. M.
